dimanche 4 mars 2018

Chronique : L'autre soeur de Cylin Busby

L’autre sœur 
Cylin Busby
(Genre : Thriller, Jeunesse)

Editions : Milan
Prix : 14,90€ (Partenariat)
Date de parution originale : 24 janvier 2018

Résumé : Quand Sarah se volatilise, sa famille est dévastée. Nico, 11 ans, devient au collège la « sœur de la fille qui a disparu ». Derrière le chagrin, difficile d’admettre qu’elle est soulagée : Sarah n’est plus là pour se moquer de ses rondeurs et de ses goûts. Car sa sœur était une peste qui menait son entourage à la baguette. Un jour, enfin, Sarah réapparaît. Amnésique, mais vivante. Pareille et pourtant différente. Est-ce bien elle… ou est-ce une imposture ?


  En général, j’apprécie beaucoup les thrillers jeunesse des éditions Milan. Ils trouvent de bonnes traductions pour leurs lecteurs français. Celui-ci ne fait pas exception à la règle. L’autre sœur de Cylin Busby est un roman malsain dans lequel on a du mal à démêler le vrai du faux. C’est cette particularité qui dans cette histoire m’a beaucoup plu !

  Au début on fait la rencontre de Nico, qui travaille le soir dans une permanence téléphonique pour ados en détresse. Une jeune fille de 11 ans ultra surveillée par ses parents qui veut aider les autres à sa manière. J’ai eu envie d’en savoir plus dès le début parce qu’on a des chapitres sur sa sœur enlevée Sarah. Des chapitres relatant son enfermement et son enfer psychologique. Un récit à double voix qui m’a donc intrigué très vite.

  Nico est un personnage attachant. D’une part à cause de sa relation avec Sarah avant son enlèvement. Cette dernière était une vraie peste avec sa cadette… l’insultant et la rabaissant plus que nécessaire. On se prend d’affection pour cette fillette qui n’a rien demandé à personne et qui essaie d’être aussi jolie que sa sœur, en vain. En se mettant à la place de Nico, on ne sait pas si la Sarah revenante est la VRAIE Sarah. Des doutes on en a un paquet, pourtant on espère comme toute la famille. D’autres personnages interagissent comme les parents, Paula, Sarah la revenante ou encore les policiers. Chaque personnage a sa part de mystère et d’ombre. Les parents qui croient en cette nouvelle Sarah, les policiers qui ont des doutes mais dont les preuves sont irréfutables et puis Paula… une fille à découvrir.

  Le rythme est prenant grâce à l’alternance des points de vue entre Sarah et Nico. Mais aussi grâce à ce doute qui plane, comme un fil tendu au dessus de nos têtes prêt à craquer à tout moment. On se pose beaucoup de questions sur l’amnésie de Sarah, sur ses réelles « nouvelles capacités » et d’autres qu’elle aurait « perdus ». On veut croire en la bonté des gens et à leur sincérité. Mais le côté malsain du récit, à s’immiscer dans la vie d’une famille déchirée puis pleine d’espoir, est fascinant. Tout ces faits font qu’on lit sans retenu et avec grand plaisir.

  J’ai beaucoup aimé les révélations de l’auteur et comment tout est amené. Ce mystère qui plane une fois la révélation des personnages. Vous savez, après avoir refermé le livre, j’ai encore des questions qui subsistent. Je me demande comment cela est possible. Mais au fond, une 2e chance n’est-elle pas permise ? L’écriture de Cylin Busby arrive très bien à faire transparaître le côté malsain du récit… et jusqu’au bout. Je ne sais pas si j’ai apprécié ce final. D’un côté oui par rapport aux révélations et à l’intérêt porté à cette famille qui en redevient une. Mais de l’autre, je me sens très mal, avec mes questions, mes attentes de l’histoire et par le fait que ce ne soit pas juste… à méditer !

Ma note : 7,5/10

Merci à Sara et aux éditions Milan pour ce partenariat !

Chronique : L'atelier des souvenirs d'Anne Idoux-Thivet

L’atelier des souvenirs 
Anne Idoux-Thivet
(Genre : Contemporain)

Editions : Michel Lafon
Prix : 17,95€ (Partenariat)
Date de parution originale : 18 janvier 2018

Résumé : Lorsqu’elle hérite de la maison de sa grand-mère dans la Meuse, Alice décide de quitter sa vie de thésarde parisienne qui ne mène nulle part et de s’installer à la campagne. Elle se lance alors dans l’animation d’ateliers d’écriture dans deux maisons de retraite. Suzanne, Germaine, Jeanne, Elisabeth, Georges, Lucien… les anciens dont elle croise la route sont tous plus attachants les uns que les autres. Au fil des séances d’écriture, les retraités dévoilent des bribes de leur passé et s’attachent à la jeune femme, dont ils devinent la solitude. Bien décidée à lui redonner le sourire, la joyeuse bande de seniors se donne pour mission de l’aider à trouver l’amour !


  Le fabuleux destin d’Anne Idoux-Thivet ! Auteure autoéditée chez Librinova, elle a su se démarquer en numérique pour que son roman L’atelier des souvenirs soit publié chez Michel Lafon. J’ai déjà eu l’occasion de rencontrer Anne au salon du livre de Paris en 2017. Et je suis donc encore plus content pour elle : bravo ! J’ai en plus beaucoup apprécié son roman que j’ai trouvé très doux et bienveillant.

  Les 1ers chapitres m’ont paru difficiles à appréhender, des textes en italiques censés représentés des lettres. Des personnages différents à chaque fois… je me suis demandé dans quoi je m’embarquais. Je déteste les histoires où il y a beaucoup de personnages. Je trouve qu’on s’y perd et que ça perd en authenticité. Pourtant, au fur et à mesure qu’on avance dans l’histoire toutes ces personnes forment un tout. Je me suis mis à les adorer tous autant qu’ils sont pour mon plus grand bonheur.

  Alice m’a beaucoup plu. Tant dans son travail, au contact de ces personnages âgées, que dans sa vie personnelle. Telle une chrysalide qui se transforme en papillon, on la voit évoluer dans les deux versants de sa vie avec un grand plaisir. Suzanne, Germaine, Jeanne… sont tous importants dans la métamorphose d’Alice. A leur contact, leur expérience de vie, leurs peines, joies et autres sentiments, la jeune femme va ressortir plus grande de cette aventure. Les petits vieux m’ont fait mourir de rire, de vrais gosses. Ils sont entreprenant, font des choses inattendues comme leur petite enquête… et c’est ce qui rend le récit plus riche : le petit conseil, le contact rassurant, l’étreinte douce. Un vraie bienveillance.

  Comme dit plus haut, si les chapitres m’ont paru bizarres au début, j’ai noté par la suite que c’est cette originalité qui rend le récit dynamique. J’avais envie d’être dans les souvenirs des « petits vieux » d’Alice. D’en savoir plus sur eux et sur leurs vies. L’originalité des personnalités, la diversité des personnages, c’est comme si le lecteur était propulsé au cœur de ce village de la Meuse. Invité à prendre part à ces ateliers d’écriture quelque soit son âge. Les chapitres sont en plus courts ce qui renforce le sentiment de fluidité lors de la lecture.

  J’ai beaucoup aimé la plume d’Anne Idoux-Thivet. Sincère, jouant avec les âges et les caractères de chacun. Cela ne doit pas être facile d’endosser tel ou tel personnage même si on les connait bien. L’auteure est un vrai caméléon, sachant s’adapter à toutes les situations. La rencontre entre les générations est une excellente idée dans le roman. Une histoire intergénérationnelle qui plaira au plus grand nombre, j’en suis sûr. Et puis cette fin… oh mon dieu, des frissons tellement c’était mignon. J’aurais bien aimé savoir ce qu’il se passait par la suite ! Je serai ravi de lire un autre roman d’Anne. De la voir avec une histoire avec moins de personnages et dans un autre contexte. Je suis sûr qu’elle ferait des merveilles !

Ma note : 8/10

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !

Chronique : Rêver n'est pas un vilain défaut de Carole Cerruti

Rêver n’est pas un vilain défaut 
Carole Cerruti
(Genre : Comédie romantique)

Editions : City
Prix : 17,50€
Date de parution originale : 24 janvier 2018

Résumé : À bientôt 30 ans, Elisabeth a des rêves plein la tête. Elle aimerait être écrivain, voudrait être un peu moins enrobée et ne plus être l’éternelle célibataire que l’on regarde avec pitié. Mais voilà, elle fait partie des femmes qui passent inaperçues. Trop c’est trop ! Invitée à la soirée de gala des anciens étudiants (qu’elle n’a pas revus depuis 10 ans), elle décide qu’elle n’ira pas toute seule pour ne pas subir les moqueries de ses anciennes camarades. Il lui faut un petit ami, et vite. La seule solution ? Engager un acteur !


  Carole Cerruti est une auteure qui ne m’est pas inconnue. J’ai déjà lu son 1er roman autoédité Twenty Rules que j’avais A-DO-RÉ ! Quand elle m’a recontacté pour savoir si je voulais lire son 2e livre édité tout récemment : j’ai accepté avec plaisir. Encore merci pour ta confiance Carole ! Ce que je peux vous dire, c’est que j’ai vraiment aimé cette histoire. J’ai pris le temps de la savourer comme on savourerait un bon dessert, une belle douceur au chocolat.

  Dès le début on fait la rencontre d’Elisabeth qui rêve d’avoir une vie magique. Cependant, elle se trouve banale, un peu ronde, pas assez bien pour les autres et ne profite pas de la vie. Pourtant, une nouvelle va bouleverser son quotidien insignifiant… son ancienne fac fait une soirée pour les étudiants de sa promotion. Elle qui s’était jurée de revenir avec un métier qui assure, un mari et des enfants, c’est raté. Avec sa meilleure amie Kathleen, elles ont l’idée de payer un homme pour jouer son petit ami. Mais les choses ne vont pas se passer comme prévu.

  Elisabeth m’a beaucoup touché, notamment par sa façon de voir la vie, si négative. Avoir des rêves c’est bien, mais pouvoir les réaliser, c’est encore mieux. Au début du récit, j’avais envie de la secouer et de la réveiller. Grâce à Kathleen et à Damon, elle va évoluer, s’ouvrir aux autres et à sa vie. On la sent certes stressée mais aussi plus elle-même au fur et à mesure. Elle prend enfin le taureau par les cornes, se montre telle qu’elle est et c’est super pour le lecteur. On sent une Elisabeth qui vit sa vie pleinement. Damon est un personnage difficile à cerner. On ne sait pas s’il joue avec Elisabeth ou pas… Pourtant on espère au fond de nous que son métier soit relégué au second plan et qu’il soi lui-même. Kathleen c’est le personnage déjanté que tout le monde adore. Rentre dedans, franche, sur d’elle-même et de son corps. Une badass comme on les aime !

  Si le début est un peu lent, jusqu’à la commande d’Elisabeth et Kathleen, de l’acteur qui l’accompagnera au gala… la suite est bien plus intéressante. Le récit se veut plus dynamique entre les faux semblants et la « vraie » vie du couple. On ne sait jamais qui a des soupçons ou pas. Et tout ce pan de l’histoire dont on devine, qui se construit, est appréciable. Ajouté à cela des chapitres courts et des dialogues qui permettent une fluidité dans la lecture. Le livre se dévore sans que vous vous en rendiez compte.

  L’amour abordé dans cette histoire m’a plu. Premièrement parce que les personnages prennent leur temps. Elisabeth ne tombe pas raide dingue amoureuse de Damon au premier regard. Preuve en est, elle ne sait même pas qui il est. Ce que j’ai aussi apprécié c’est que tout par de Damon. Seuls ceux qui auront lu le livre sauront de quoi je parle. Mais pour une fois, c’est le mec qui se laisse avoir (si je puis dire) et pas la nana. Merci Carole Cerruti d’aller à l’encontre des clichés, ça fait plaisir.

  Enfin, la plume de l’auteur est entrainante, simple, fluide et le texte se laisse lire avec facilité. Quelques longueurs par-ci par-là ne gâchent pas le plaisir de retrouver l’histoire et les personnages. J’ai apprécié cette fin où jusqu’au bout, on ne sait pas s’ils vont vraiment finir ensemble. Je me suis posé pleins de questions et c’est très bon signe. Je vais m’arrêter ici pour la chronique. En espérant vous avoir convaincu de découvrir Rêver n’est pas un vilain défaut de Carole Cerruti. C’est assurément une auteure à suivre ! Encore merci Carole pour ta confiance ;)

Ma note : 8/10.

dimanche 25 février 2018

Chronique : Quand la nuit devient jour de Sophie Jomain

Quand la nuit devient jour 
Sophie Jomain
(Genre : Contemporain)

Editions : J’ai Lu
Prix : 6,70€ (Partenariat)
Date de parution française : 10 janvier 2018

  Résumé : « On m’a demandé un jour de définir ma douleur. Je sais dire ce que je ressens lorsque je m’enfonce une épine dans le pied, décrire l’échauffement d’une brûlure, parler des nœuds dans mon estomac quand j’ai trop mangé, de l’élancement lancinant d’une carie, mais je suis incapable d’expliquer ce qui me ronge de l’intérieur et qui me fait mal au-delà de toute souffrance que je connais déjà. La dépression. Ma faiblesse. Le combat que je mène contre moi-même est sans fin, et personne n’est en mesure de m’aider. Dieu, la science, la médecine, même l’amour des miens a échoué. Ils m’ont perdue. Sans doute depuis le début. J’ai vingt-neuf ans, je m’appelle Camille, je suis franco-belge, et je vais mourir dans trois mois. Le 6 avril 2016. »


  Sophie Jomain s’est peu à peu fait une place dans le monde de la littérature francophone. J’ai pu la découvrir avec le tome 1 de sa série Les étoiles de Noss Head. Puis avec Felicity Atcock une saga avec une héroïne forte et barrée. Ici, avec Quand la nuit devient jour, Sophie écrit un roman contemporain fort et douloureux. Il traite d’un sujet encore tabou dans notre société : l’euthanasie. Dire que j’ai adoré ce roman serait bizarre par rapport au thème. Je peux vous dire que j’ai pris un coup de poing dans le ventre au fil de ma lecture.

  Le prologue d’une vingtaine de pages est déjà super dur à lire. On fait la connaissance Camille, de sa vie en tant qu’enfant jusqu’à l’âge adulte. On nous prend en pleine face ce qu’elle a vécu, ses traumatismes, ses pensées sévères envers elle-même… ça peut être choquant mais quand on est mal dans sa peau à ce point on ne sait pas comment on réagirait. Je me suis de suite attaché à elle et à ce qu’elle vivait. On a beau se dire qu’elle va essayer de s’en sortir, mais non… c’est toujours pour retomber. Cette douleur de vivre qu’elle ressent en elle m’a fait mal au cœur. On est derrière elle mais à cause de ce prologue, on sait que Camille a déjà pris sa décision. Elle veut mourir.

  L’écriture de Sophie Jomain est brute et forte. Elle secoue son lecteur jusqu’à le faire vaciller… et pleurer. Parce qu’on en veut aux gens qui ne comprennent pas Camille. Notamment ses parents qui n’acceptent pas son choix. C’est normal dans un sens, mais par ailleurs, il faut prendre le temps d’écouter son enfant. On va suivre Camille dans le centre qu’elle intègre pour se faire euthanasier quelques mois plus tard. Comment les médecins, et plus spécialement Marc, vont faire pour alléger ses souffrances jusqu’au jour J.

  J’ai trouvé l’histoire très réaliste. Et c’est normal puisque Sophie Jomain s’est renseignée pour écrire ce livre. Le travail de recherche est phénoménal et bien retranscrit : bravo ! On va donc suivre Camille dans ce quotidien : suivre ses bons moments comme ceux difficile ou plus terribles. C’est un livre qu’on ne parvient pas à lâcher malgré le fait qu’il soit si dur. On a toujours une lueur d’espoir, une petite lumière qui aimerait bien s’allumer afin que Camille… reste des nôtres.

  Traiter d’un sujet tel que l’euthanasie n’est pas une chose facile. Pourtant, Sophie Jomain l’a fait avec une délicatesse et une force qui se mêlent bien. Comme le dit la 4e de couverture, on accepte que Camille veuille mourir. Et ceux se mettant en travers de son chemin ne pourraient de toute façon pas la détourner de son but. D’autres sujets sont aussi liés à ce roman comme les différentes maladies psychiques et physiques que Camille s’inflige. Cela permet aussi d’alerter et c’est intelligent.

  Je n’en dirais pas plus sur ce roman. J’ai redécouvert Sophie Jomain avec ce texte et je continuerai à la suivre dans les romans contemporains. Sa plume sincère nous touche et nous emporte dans son histoire jusqu’à la dernière page. Autant vous dire d’ailleurs que l’épilogue est vraiment horrible. J’ai détesté l’auteur pour ça… Je ne m’y attendais pas du tout et pourtant, j’ai réussi à être surpris. Quand on y pense, c’est aussi logique une telle fin. Chaque débat possède une partie pour et une partie contre donc…

Ma note : 9/10.

Merci aux éditions J’ai Lu pour ce partenariat !

mercredi 7 février 2018

Chronique : Absences de Lauren Oliver

Absences 
Lauren Oliver.
(Genre : Romance, Jeunesse).

Éditions : Livre de poche jeunesse
Prix : 6.90€ (Partenariat)
Date de parution poche : 14 juin 2017
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : Vanishing Girls

  Résumé : Dara et Nick étaient inséparables. Mais depuis l'accident de voiture qui a défiguré la belle Dara, les deux sœurs se sont sensiblement éloignées. La vie de Nick bascule définitivement quand sa sœur disparaît, laissant derrière elle un message énigmatique. En fouillant dans sa mémoire et dans le passé de sa sœur, Nick décide de mener l'enquête.


  J’ai été immédiatement attirée par le résumé de ce livre. Pour moi l’occasion parfaite de découvrir la plume de Lauren Oliver que je ne connais pas encore. Pourtant dans ma PAL m’attends bien sagement Délirium… Ne me jetez pas la pierre… Je crois qu’il fallait que je commence avec Absences, parce que j’ai adoré ma lecture !!

  Ce que j’ai particulièrement aimé avec Absences, c’est le côté enquête donné au récit. Ici, nous suivons l’histoire de Nick et Dara, deux sœurs déchirées par un évènement tragique. Chacune a sa propre personnalité, l’une est sage, l’autre beaucoup plus délurée.

  Je ne vous en dirais pas plus volontairement. Lorsque je me suis lancée dans cette lecture, je n’avais plus en tête les avis qu’avait suscités la sortie en grand format. J’ai pu découvrir l’histoire de Dara et Nick sans préjugé, ni attente particulière. C’est ce qui a contribué à mon plaisir de lecture et je n’ai pas pu refermer le livre avant de l’avoir terminé.

  L’alternance de point de vue entre Dara et Nick et toutes ces ellipses temporelles donnent au roman un rythme de dingue. Rajoutez-y les extraits des journaux intimes des deux sœurs et vous avez un combo génialissime. Lauren Oliver est très forte car même si la disparition de Dara n’intervient que tard dans le récit, elle prend le temps de nous conter l’histoire de ces deux sœurs. Leur complicité, leur rivalité (oui, c’est contradictoire mais ceux/celles qui ont une sœur comprendront que c’est une réalité) et y dissémine méticuleusement des indices. Et puis il y a la disparition d’une petite fille, Madeline, qui vient semer le trouble et se mêle à l’intrigue principale. Plus le lecteur avance plus il se pose des questions sur ce qui a bien pu se passer.

  Je dois vous avouer que j’ai senti arrivé la révélation, mais c’est certainement dû à toutes mes lectures de romans policier. Et cela n’a rien enlevé à mon plaisir, au contraire, je voulais avoir raison et je voulais savoir comment tout cela allait bien pouvoir se terminer.

  Avec Abscences, je découvrais la plume de Lauren Oliver et j’ai adoré ! Avec une histoire déjà très prenante, elle parvient avec ses mots et la construction de son récit à rendre encore plus addictive notre lecture. Je ne peux que vous conseiller ce roman.

Ma note : 8,5/10

Merci à Myriam et aux éditions Hachette pour ce partenariat !

Chronique : Darker d'EL James

Darker 
EL James.
(Genre : Romance, Érotique).

Éditions : Editions JC Lattès
Prix : 17.00€ (Partenariat)
Date de parution : 6 Décembre 2017
Année de parution originale : 2017
Titre version originale : Fifty Shades as Told by Christian, Book 2 : Darker

  Résumé : Après une liaison passionnée qui s’est achevée dans les larmes et les reproches, Christian Grey est incapable d’oublier Anastasia Steele. Il l’a dans la peau. Décidé à regagner son amour, il s’efforce de réprimer ses désirs les plus troubles et son besoin de tout contrôler pour enfin aimer Ana selon ses conditions. Hélas, son enfance continue de le hanter, d’autant que Christian comprend que Jack Hyde, le patron sournois d’Ana, la veut clairement pour lui seul. Le Dr Flynn, confident et thérapeute de Christian, parviendra-t-il à l’aider à affronter ses démons ? Ou est-ce que l’amour exclusif d’Elena et l’adoration insensée de son ex-soumise, Leila, finiront par le retenir dans le passé ? Et si, malgré ses tourments et ses obsessions, Christian réussit à reconquérir Ana, sera-t-il capable de la garder ?


  Si vous ne le saviez pas, je suis une grande fan du personnage de Christian Grey. Déjà lors de la sortie de la « première » trilogie, c’est mon attachement à sa personnalité qui m’avait conduite à continuer ma lecture et enchaîner les tomes. Alors lorsque le premier tome du point de vue de Christrian Grey est sorti, je l’avais dévoré. Je n’attendais plus cette sortie du second volet depuis le temps... Aussi quand j’ai vu l’annonce, je n’avais qu’une idée en tête : le lire… et vite !!  Je remercie encore Mathieu qui m’a permis de l’avoir entre les mains alors qu’il n’était pas encore sorti : un beau cadeau d’anniversaire !!

  Ici aucune surprise puisque nous connaissons déjà l’histoire. Tout l’intérêt réside dans la découverte des pensées de Christian. Et je dois avouer qu’encore une fois j’ai été conquise par le personnage ! J’ai même été agréablement surprise par le travail de l’auteur sur cette « revisite ». En comparaison au premier, je l’ai trouvé nettement plus travaillé. Contrairement au premier où non seulement nous n’en apprenions pas vraiment beaucoup plus sur Christian, mais en plus cela nous paraissait être une simple copie avec un changement de narration. Ici l’auteur a fait un réel travail de réécriture.

  Le déroulement de l’histoire reste le même mais nous avons enfin ce que nous attendions : savoir ce qui se passe vraiment dans la tête de ce personnage torturé. J’ai beaucoup apprécié découvrir ses réflexions, ses questionnements, ses doutes. Voir combien Christian est un acharné de travail, qui s’y consacre à la moindre occasion. On découvre aussi des moments clés de son enfance et de son adolescence. L’affection sans faille qu’il voue à sa famille, sans vraiment savoir comment leur montrer. Certains moments sont vraiment touchants. J’ai également beaucoup aimé en apprendre plus sur d’autres personnages de l’intrigue.

  Je conseille Darker à tous ceux qui comme moi aiment les personnages torturés ou qui avaient été agacés par la narration d’Ana et sa déesse intérieur… Pour les curieux qui veulent découvrir cette histoire : la version du point de vue de Christian est vraiment plus intéressante et nettement mieux écrite/traduite.

Ma note : 8/10

Merci aux éditions JC Lattès pour ce partenariat !

Chronique : Piégés - Tome 1 : Dans le train de l'enfer d'Hubert Ben Kemoun

Piégés - Tome 1 : Dans le train de l’enfer 
Hubert Ben Kemoun.
(Genre : Thriller, Jeunesse).

Éditions : Flammarion jeunesse
Prix : 13€ (Partenariat)
Date de parution : 3 Mai 2017

  Résumé : Teddy s’assit, le sac rouge cadenassé, bien posé sur le siège à côté de lui. Interdit d’ouvrir et d’ausculter ce bagage, il connaissait la règle. Un mulet transporte son chargement sans se préoccuper de ce qu’on lui a posé sur le dos. Il était 14 h 23 quand il prit place dans le wagon du train à destination de Toulouse. Celui-ci s’arrêterait à Bordeaux à 17 h 42. À peine plus de trois heures. Une affaire vite pliée. » Mais ce qui semblait tranquille devient très vite un enfer… Quand le hasard se met à nous jouer des tours, il ne sert à rien de chercher à lui échapper.


  Lorsque nous avons reçu le programme de fin d’année des Éditions Flammarion (oui, je suis très en retard sur mes chroniques, je suis désolée !!), j’ai été attirée par le tome 2 de cette série : Piégés entre les murs de la nuit. Déçue d’avoir manqué la sortie du premier, ils ont très gentiment accepté de m’envoyer Piégés dans le train de l’enfer en attendant le second. Je les remercie pour ce partenariat, j’avais besoin d’une lecture courte et intense, c’est ce que j’ai eu !

  Sur la couverture l’annonce est claire : 3h pour t’en sortir ! Pour me mettre dans l’ambiance j’ai choisi de sortir de ma PAL ce roman sachant que j’avais ces 3h devant moi pour le lire. Dès les premières pages le rythme est donné par les indications temporelles en titre de chapitre et par les horloges en marge des pages. Puis j’ai été agréablement surprise de découvrir une alternance de narration entre les divers passagers du train. L’intrigue avance ainsi vite et ce rythme haletant aide le lecteur à enchaîner les chapitres pour connaître le sort de chacun.

  Nous rencontrons tour à tour tous les voyageurs de ce wagon. Il y a bien sûr Teddy, notre principal héros, mais aussi Dimitri, Mathilde, Ousmane, Grégoire ou encore Solène et Pauline. Chacun à leur façon ont un rôle à jouer dans le déroulement de ce récit. Le suspense est bien présent, ce qui n’enlève rien au plaisir de lecture. Les personnages peuvent paraître juste survolés, pas assez approfondis, mais la durée du roman l’explique et cela ne nous empêche pas de nous attacher à quelques uns d’entre eux. Et d’en détester d’autre !! Il y a aussi ce narrateur agressif, violent et sanglant qui ajoute du piment à l’intrigue.

  La construction atypique choisie par l’auteur contribue à l’envie de poursuivre l’histoire. La plume est simple, fluide et pertinente : efficace !

  Je pense que Dans le train de l’enfer plaira certainement aux adolescents qui constituent le public cible de ce court roman. J’ai pour ma part apprécié ma lecture et j’ai hâte de pouvoir lire le second volume pour voir si Hubert Ben Kemoun réussit à me convaincre une nouvelle fois.

Ma note : 7,5/10

Merci aux éditions Flammarion Jeunesse pour ce partenariat !

Chronique : ReMade - Tome 1 d'Alex Scarrow

ReMade - Tome 1
Alex Scarrow.
(Genre : Science-fiction, Young Adult).

Éditions : Casterman
Prix : 17.00€ (Partenariat)
Date de parution : 4 octobre 2017
Année de parution originale : 2016
Titre version originale : Remade, Book 1

  Résumé : Et si un virus devenait plus intelligent que vous ?
Un virus inconnu, incontrôlable et... capable de penser. Un adolescent, Léo, qui n'a rien d'un héros. La promesse de protéger, quoi qu'il arrive sa petite sœur Grace. Et une seule solution : fuir, le plus loin, le plus vite possible...


  Je ne connaissais Alex Scarrow que de nom pour sa série Time Riders. Découragée par le nombre de tomes, je n’avais pas encore découvert sa plume. Je remercie les Éditions Casterman pour l’envoi de ce roman et la découverte de l’auteur. Ayant un attrait particulier pour les histoires post-apocalyptique, ce roman ne pouvait que me séduire.

  Le premier chapitre, en guise d’introduction, donne le ton. Nous aurons à faire ici, à une histoire quelque peu « gore » tant par le récit que par les descriptions. De quoi franchement me satisfaire ! Autant dire tout de suite que ce roman n’est pas à mettre dans les mains des plus jeunes. Je dirais que l’âge idéal serait 15/16 ans mais pas avant !

  L’histoire commence ensuite en Angleterre avec Léo, un jeune adolescent qui s’apprête comme tous les jours à aller au lycée. Ce matin-là, en écoutant l’actualité à la radio, il croit entendre parler d’un mystérieux virus. Très anxieux de nature, il se laisse convaincre par sa petite sœur Grace qu’il doit exagérer l’importance de l’épidémie. Mais très vite, son père resté aux États-Unis, l’alerte sur la réelle ampleur des évènements. À partir de là, Léo va tout mettre en œuvre pour protéger sa famille.

  L’auteur est vraiment fort ! Il nous entraîne dans un rythme effréné pendant toute la première partie. Une course contre la montre, contre le virus qui se répand à une vitesse folle. Les chapitres sont courts et l’action présente à chaque fois. Cela permet au lecteur de tourner les pages avidement et on n’a pas envie de lâcher le livre. Puis vient la seconde partie avec une période d’accalmie où s’installe le quotidien de la survie. Et enfin la dernière partie, courte, incisive et fulgurante avec son rebondissement hallucinant ! Malgré la course folle, Alex Scarrow arrive facilement à rendre ses personnages attachants (ou détestables, au choix). Et ce virus intelligent : un personnage à part entière !! Les descriptions sont justes et pertinentes et nous avons l’impression de voir se dérouler l’histoire comme si nous regardions un film.

  Autant vous dire que j’ai adoré ma lecture ! J’étais à la fois impatiente de connaitre la suite des péripéties de Léo, tout en ayant envie de reposer mon livre pour faire durer le plaisir. La curiosité l’a emportée… et j’ai dévoré ReMade en seulement quelques heures !

  Je le recommande vivement à tous ceux qui aiment les histoires post-apocalyptiques ! J’attends avec impatience le mois d’avril pour la sortie du tome 2 : ReBorn !!

Ma note : 8.75/10

Merci aux éditions Casterman pour ce partenariat !

Chronique : Story of a girl de Sara Zarr

Story of a girl 
Sara Zarr.
(Genre : Contemporain, Young Adult).

Éditions : Hachette Romans
Prix : 13.90€ (Partenariat)
Date de parution : 5 Juillet 2017
Année de parution originale : 2008
Titre version originale : Story of a Girl

  Résumé : « J’avais treize ans quand mon père m’a surprise avec Tommy Webber. Tommy avait dix-sept ans. Je ne l’aimais pas. L’histoire remonte à presque trois ans. Depuis, mon père ne m’a plus jamais regardée dans les yeux. »


  Deanna voudrait se débarrasser de cette réputation de fille facile qui lui colle à la peau. Elle l’a décidé : cet été sera celui de sa seconde chance. En trouvant un petit boulot dans la pizzeria du coin, elle compte mettre de l’argent de côté. Suffisamment pour partir loin de cette ville, loin des préjugés, loin de cette image qui ne lui ressemble pas. Elle n’imaginait pas que le prix à payer pour se racheter une vie serait si élevé : devoir affronter chaque jour la présence de Tommy, qui travaille avec elle…

  Lorsque j’ai lu les premières lignes du résumé, j’ai eu très envie de découvrir l’histoire et la dernière phrase n’a fait que me conforter dans mon choix. Je remercie Hachette pour leur confiance et l’envoi de cette nouvelle lecture.

  Il y a 3 ans, Deanna n’avait que 13 ans quand son père l’a surprise dans une position délicate dans la voiture de Tommy, 17 ans. Depuis elle subit la réputation de traînée sans se défendre. Son père n’éprouve que du mépris pour elle et ne lui adresse plus la parole si ce n’est pour lui faire des reproches. Mais Deanna en a assez, cet été sera celui de sa dernière chance pour quitter enfin la ville de l’enfer.

  Je me suis beaucoup attaché à Deanna malgré son côté défaitiste de départ. Je voulais voir comment les choses allaient évoluer pour elle. Si elle arriverait à surmonter la présence au quotidien de celui à cause de qui sa vie a basculé. Ne vous attendez pas à trouver un rythme effréné dans cette histoire. Le principal attrait réside dans la psychologie des personnages. Nous prenons le temps de découvrir la vie de Deanna, de sa place dans sa famille.

  Autour d’elle, il y a des personnages secondaires très intéressants. Jason et Lee, ses meilleurs amis qui sortent ensemble. Ce qui n’est pas simple pour Deanna à cause de ses sentiments ambigus pour Jason. Il y a aussi Darren, son frère, et sa compagne Stacy. Évidement ses parents tiennent un rôle important aussi. D’abord son père dont le comportement est très décevant, l’amertume qu’il éprouve envers sa fille est insupportable. Il ne lui a même pas laissé la chance de s’expliquer. Et sa mère qui, malgré tout l’amour qu’elle lui porte, fait tout pour éviter les conflits et les discussions importantes...

  Cette histoire retrace comment en un été, cette jeune fille en quête d’une nouvelle vie sans jugement, va se retrouver, apprendre à s’aimer et affronter le regard et le jugement des autres. C'est à la fois émouvant, sincère et mélancolique. J’ai adoré ma lecture ! Je vous la recommande pour tous les thèmes forts abordés mais aussi pour l’évolution du personnage principal.

Ma note : 8/10

Merci à Myriam et aux éditions Hachette pour ce partenariat !

dimanche 7 janvier 2018

Chronique : On met longtemps à devenir jeune de Christine Jusanx

On met longtemps à devenir jeune 
Christine Jusanx
(Genre : contemporain)

Editions : Michel Lafon
Prix : 17,95€ (Partenariat)
Date de parution : 8 juin 2017

  Résumé : Jeune senior de 59 ans, tout juste préretraitée, cherche à partager appartement proche tour Eiffel avec colocataire gai et optimiste. Profil idéal recherché : étudiant étranger voire jeune quadra en transition de vie. » Telle est l’étonnante annonce que la pétillante Jeanne a publiée pour réaliser son vœu le plus cher : habiter près de la tour Eiffel. Mise en retraite anticipée par son employeur, fière de laisser voler de ses propres ailes son fils Léo – le seul homme de sa vie –, Jeanne est déterminée à se prouver qu’il n’y a pas d’âge pour vivre ses rêves, en se lançant dans l’aventure de la colocation. Cette nouvelle vie, riche de surprises et de belles rencontres, pourrait bien l’amener à s’autoriser enfin à explorer des horizons qu’elle s’était jusque-là interdits.


  Avec son résumé et sa couverture qui appelle à la détente et au « feel-good », ce roman a de suite attiré mon attention. Il promettait une lecture rafraichissante pour l’été. Je remercie Camille des éditons Michel Lafon de m’avoir permis de le découvrir.

  Pour tout vous dire j’ai du m’y prendre à deux fois pour réussir à entrer dans l’histoire. Ce n’était pas le bon moment lors de ma première tentative. Il a fallu que Momoko du blog Mo comme mordue me propose une lecture commune pour me relancer. Et pour finir, j’ai apprécié ma lecture.

  Jeanne, 59 ans est mise d’office en retraite anticipée. Son fils vole de ses propres ailes alors plus rien ne la retient. Elle décide de repartir dans la capitale pour commencer une nouvelle vie et réaliser un de ses rêves : vivre prés de la tour Eiffel. Afin de partager les frais du logement, elle opte pour une colocation. Son annonce est pour le moins atypique : « Jeune senior de 59 ans, tout juste préretraitée, cherche à partager appartement proche tour Eiffel avec colocataire gai et optimiste. Profil idéal recherché : étudiant étranger voire jeune quadra en transition de vie. »

  Jeanne est mature, posée et a pour elle la sagesse liée à son âge. Elle va tour à tour materner ou secouer ses colocataires. Leur prodiguant des conseils avisés et justes, elle va les aider à avancer. Jeanne ne sera pas sans reste. Chacun lui apporteront une nouvelle expérience, un nouvel élan pour qu’elle aussi ose se dépasser. Ainsi elle accomplira plusieurs de ses projets, jusqu’alors restés en suspens.

  Malgré quelques longueurs dans les réflexions de Jeanne, j’ai aimé qu’elle se serve de ses souvenirs de sa grand-mère pour toujours avancer. J’ai beaucoup aimé les liens qu’elle tisse avec Paulo et Julien et la nouvelle impulsion que ses derniers lui donnent sans s’en rendre compte. 

  La plume de Christine Jusanx est douce, fluide et très agréable. J’ai juste été surprise de la rapidité avec la fin arrive. Après avoir longuement épilogué pour introduire l’histoire de Jeanne, j’aurai apprécié avoir plus de détails quant à sa conclusion. C’est, pour moi, le petit bémol à ce roman. Les courts chapitres donnent en revanche un bon rythme de lecture et aident à passer au dessus des longueurs.

  Un roman doux et résolument positif qui permet de se rendre compte qu’il n’y a pas d’âge pour réaliser ses rêves pour peu qu’on s’en donne la peine. Laissez-vous tenter par une colocation avec Jeanne vous ne serez pas déçus.