mercredi 7 février 2018

Chronique : Absences de Lauren Oliver

Absences 
Lauren Oliver.
(Genre : Romance, Jeunesse).

Éditions : Livre de poche jeunesse
Prix : 6.90€ (Partenariat)
Date de parution poche : 14 juin 2017
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : Vanishing Girls

  Résumé : Dara et Nick étaient inséparables. Mais depuis l'accident de voiture qui a défiguré la belle Dara, les deux sœurs se sont sensiblement éloignées. La vie de Nick bascule définitivement quand sa sœur disparaît, laissant derrière elle un message énigmatique. En fouillant dans sa mémoire et dans le passé de sa sœur, Nick décide de mener l'enquête.


  J’ai été immédiatement attirée par le résumé de ce livre. Pour moi l’occasion parfaite de découvrir la plume de Lauren Oliver que je ne connais pas encore. Pourtant dans ma PAL m’attends bien sagement Délirium… Ne me jetez pas la pierre… Je crois qu’il fallait que je commence avec Absences, parce que j’ai adoré ma lecture !!

  Ce que j’ai particulièrement aimé avec Absences, c’est le côté enquête donné au récit. Ici, nous suivons l’histoire de Nick et Dara, deux sœurs déchirées par un évènement tragique. Chacune a sa propre personnalité, l’une est sage, l’autre beaucoup plus délurée.

  Je ne vous en dirais pas plus volontairement. Lorsque je me suis lancée dans cette lecture, je n’avais plus en tête les avis qu’avait suscités la sortie en grand format. J’ai pu découvrir l’histoire de Dara et Nick sans préjugé, ni attente particulière. C’est ce qui a contribué à mon plaisir de lecture et je n’ai pas pu refermer le livre avant de l’avoir terminé.

  L’alternance de point de vue entre Dara et Nick et toutes ces ellipses temporelles donnent au roman un rythme de dingue. Rajoutez-y les extraits des journaux intimes des deux sœurs et vous avez un combo génialissime. Lauren Oliver est très forte car même si la disparition de Dara n’intervient que tard dans le récit, elle prend le temps de nous conter l’histoire de ces deux sœurs. Leur complicité, leur rivalité (oui, c’est contradictoire mais ceux/celles qui ont une sœur comprendront que c’est une réalité) et y dissémine méticuleusement des indices. Et puis il y a la disparition d’une petite fille, Madeline, qui vient semer le trouble et se mêle à l’intrigue principale. Plus le lecteur avance plus il se pose des questions sur ce qui a bien pu se passer.

  Je dois vous avouer que j’ai senti arrivé la révélation, mais c’est certainement dû à toutes mes lectures de romans policier. Et cela n’a rien enlevé à mon plaisir, au contraire, je voulais avoir raison et je voulais savoir comment tout cela allait bien pouvoir se terminer.

  Avec Abscences, je découvrais la plume de Lauren Oliver et j’ai adoré ! Avec une histoire déjà très prenante, elle parvient avec ses mots et la construction de son récit à rendre encore plus addictive notre lecture. Je ne peux que vous conseiller ce roman.

Ma note : 8,5/10

Merci à Myriam et aux éditions Hachette pour ce partenariat !

Chronique : Darker d'EL James

Darker 
EL James.
(Genre : Romance, Érotique).

Éditions : Editions JC Lattès
Prix : 17.00€ (Partenariat)
Date de parution : 6 Décembre 2017
Année de parution originale : 2017
Titre version originale : Fifty Shades as Told by Christian, Book 2 : Darker

  Résumé : Après une liaison passionnée qui s’est achevée dans les larmes et les reproches, Christian Grey est incapable d’oublier Anastasia Steele. Il l’a dans la peau. Décidé à regagner son amour, il s’efforce de réprimer ses désirs les plus troubles et son besoin de tout contrôler pour enfin aimer Ana selon ses conditions. Hélas, son enfance continue de le hanter, d’autant que Christian comprend que Jack Hyde, le patron sournois d’Ana, la veut clairement pour lui seul. Le Dr Flynn, confident et thérapeute de Christian, parviendra-t-il à l’aider à affronter ses démons ? Ou est-ce que l’amour exclusif d’Elena et l’adoration insensée de son ex-soumise, Leila, finiront par le retenir dans le passé ? Et si, malgré ses tourments et ses obsessions, Christian réussit à reconquérir Ana, sera-t-il capable de la garder ?


  Si vous ne le saviez pas, je suis une grande fan du personnage de Christian Grey. Déjà lors de la sortie de la « première » trilogie, c’est mon attachement à sa personnalité qui m’avait conduite à continuer ma lecture et enchaîner les tomes. Alors lorsque le premier tome du point de vue de Christrian Grey est sorti, je l’avais dévoré. Je n’attendais plus cette sortie du second volet depuis le temps... Aussi quand j’ai vu l’annonce, je n’avais qu’une idée en tête : le lire… et vite !!  Je remercie encore Mathieu qui m’a permis de l’avoir entre les mains alors qu’il n’était pas encore sorti : un beau cadeau d’anniversaire !!

  Ici aucune surprise puisque nous connaissons déjà l’histoire. Tout l’intérêt réside dans la découverte des pensées de Christian. Et je dois avouer qu’encore une fois j’ai été conquise par le personnage ! J’ai même été agréablement surprise par le travail de l’auteur sur cette « revisite ». En comparaison au premier, je l’ai trouvé nettement plus travaillé. Contrairement au premier où non seulement nous n’en apprenions pas vraiment beaucoup plus sur Christian, mais en plus cela nous paraissait être une simple copie avec un changement de narration. Ici l’auteur a fait un réel travail de réécriture.

  Le déroulement de l’histoire reste le même mais nous avons enfin ce que nous attendions : savoir ce qui se passe vraiment dans la tête de ce personnage torturé. J’ai beaucoup apprécié découvrir ses réflexions, ses questionnements, ses doutes. Voir combien Christian est un acharné de travail, qui s’y consacre à la moindre occasion. On découvre aussi des moments clés de son enfance et de son adolescence. L’affection sans faille qu’il voue à sa famille, sans vraiment savoir comment leur montrer. Certains moments sont vraiment touchants. J’ai également beaucoup aimé en apprendre plus sur d’autres personnages de l’intrigue.

  Je conseille Darker à tous ceux qui comme moi aiment les personnages torturés ou qui avaient été agacés par la narration d’Ana et sa déesse intérieur… Pour les curieux qui veulent découvrir cette histoire : la version du point de vue de Christian est vraiment plus intéressante et nettement mieux écrite/traduite.

Ma note : 8/10

Merci aux éditions JC Lattès pour ce partenariat !

Chronique : Piégés - Tome 1 : Dans le train de l'enfer d'Hubert Ben Kemoun

Piégés - Tome 1 : Dans le train de l’enfer 
Hubert Ben Kemoun.
(Genre : Thriller, Jeunesse).

Éditions : Flammarion jeunesse
Prix : 13€ (Partenariat)
Date de parution : 3 Mai 2017

  Résumé : Teddy s’assit, le sac rouge cadenassé, bien posé sur le siège à côté de lui. Interdit d’ouvrir et d’ausculter ce bagage, il connaissait la règle. Un mulet transporte son chargement sans se préoccuper de ce qu’on lui a posé sur le dos. Il était 14 h 23 quand il prit place dans le wagon du train à destination de Toulouse. Celui-ci s’arrêterait à Bordeaux à 17 h 42. À peine plus de trois heures. Une affaire vite pliée. » Mais ce qui semblait tranquille devient très vite un enfer… Quand le hasard se met à nous jouer des tours, il ne sert à rien de chercher à lui échapper.


  Lorsque nous avons reçu le programme de fin d’année des Éditions Flammarion (oui, je suis très en retard sur mes chroniques, je suis désolée !!), j’ai été attirée par le tome 2 de cette série : Piégés entre les murs de la nuit. Déçue d’avoir manqué la sortie du premier, ils ont très gentiment accepté de m’envoyer Piégés dans le train de l’enfer en attendant le second. Je les remercie pour ce partenariat, j’avais besoin d’une lecture courte et intense, c’est ce que j’ai eu !

  Sur la couverture l’annonce est claire : 3h pour t’en sortir ! Pour me mettre dans l’ambiance j’ai choisi de sortir de ma PAL ce roman sachant que j’avais ces 3h devant moi pour le lire. Dès les premières pages le rythme est donné par les indications temporelles en titre de chapitre et par les horloges en marge des pages. Puis j’ai été agréablement surprise de découvrir une alternance de narration entre les divers passagers du train. L’intrigue avance ainsi vite et ce rythme haletant aide le lecteur à enchaîner les chapitres pour connaître le sort de chacun.

  Nous rencontrons tour à tour tous les voyageurs de ce wagon. Il y a bien sûr Teddy, notre principal héros, mais aussi Dimitri, Mathilde, Ousmane, Grégoire ou encore Solène et Pauline. Chacun à leur façon ont un rôle à jouer dans le déroulement de ce récit. Le suspense est bien présent, ce qui n’enlève rien au plaisir de lecture. Les personnages peuvent paraître juste survolés, pas assez approfondis, mais la durée du roman l’explique et cela ne nous empêche pas de nous attacher à quelques uns d’entre eux. Et d’en détester d’autre !! Il y a aussi ce narrateur agressif, violent et sanglant qui ajoute du piment à l’intrigue.

  La construction atypique choisie par l’auteur contribue à l’envie de poursuivre l’histoire. La plume est simple, fluide et pertinente : efficace !

  Je pense que Dans le train de l’enfer plaira certainement aux adolescents qui constituent le public cible de ce court roman. J’ai pour ma part apprécié ma lecture et j’ai hâte de pouvoir lire le second volume pour voir si Hubert Ben Kemoun réussit à me convaincre une nouvelle fois.

Ma note : 7,5/10

Merci aux éditions Flammarion Jeunesse pour ce partenariat !

Chronique : ReMade - Tome 1 d'Alex Scarrow

ReMade - Tome 1
Alex Scarrow.
(Genre : Science-fiction, Young Adult).

Éditions : Casterman
Prix : 17.00€ (Partenariat)
Date de parution : 4 octobre 2017
Année de parution originale : 2016
Titre version originale : Remade, Book 1

  Résumé : Et si un virus devenait plus intelligent que vous ?
Un virus inconnu, incontrôlable et... capable de penser. Un adolescent, Léo, qui n'a rien d'un héros. La promesse de protéger, quoi qu'il arrive sa petite sœur Grace. Et une seule solution : fuir, le plus loin, le plus vite possible...


  Je ne connaissais Alex Scarrow que de nom pour sa série Time Riders. Découragée par le nombre de tomes, je n’avais pas encore découvert sa plume. Je remercie les Éditions Casterman pour l’envoi de ce roman et la découverte de l’auteur. Ayant un attrait particulier pour les histoires post-apocalyptique, ce roman ne pouvait que me séduire.

  Le premier chapitre, en guise d’introduction, donne le ton. Nous aurons à faire ici, à une histoire quelque peu « gore » tant par le récit que par les descriptions. De quoi franchement me satisfaire ! Autant dire tout de suite que ce roman n’est pas à mettre dans les mains des plus jeunes. Je dirais que l’âge idéal serait 15/16 ans mais pas avant !

  L’histoire commence ensuite en Angleterre avec Léo, un jeune adolescent qui s’apprête comme tous les jours à aller au lycée. Ce matin-là, en écoutant l’actualité à la radio, il croit entendre parler d’un mystérieux virus. Très anxieux de nature, il se laisse convaincre par sa petite sœur Grace qu’il doit exagérer l’importance de l’épidémie. Mais très vite, son père resté aux États-Unis, l’alerte sur la réelle ampleur des évènements. À partir de là, Léo va tout mettre en œuvre pour protéger sa famille.

  L’auteur est vraiment fort ! Il nous entraîne dans un rythme effréné pendant toute la première partie. Une course contre la montre, contre le virus qui se répand à une vitesse folle. Les chapitres sont courts et l’action présente à chaque fois. Cela permet au lecteur de tourner les pages avidement et on n’a pas envie de lâcher le livre. Puis vient la seconde partie avec une période d’accalmie où s’installe le quotidien de la survie. Et enfin la dernière partie, courte, incisive et fulgurante avec son rebondissement hallucinant ! Malgré la course folle, Alex Scarrow arrive facilement à rendre ses personnages attachants (ou détestables, au choix). Et ce virus intelligent : un personnage à part entière !! Les descriptions sont justes et pertinentes et nous avons l’impression de voir se dérouler l’histoire comme si nous regardions un film.

  Autant vous dire que j’ai adoré ma lecture ! J’étais à la fois impatiente de connaitre la suite des péripéties de Léo, tout en ayant envie de reposer mon livre pour faire durer le plaisir. La curiosité l’a emportée… et j’ai dévoré ReMade en seulement quelques heures !

  Je le recommande vivement à tous ceux qui aiment les histoires post-apocalyptiques ! J’attends avec impatience le mois d’avril pour la sortie du tome 2 : ReBorn !!

Ma note : 8.75/10

Merci aux éditions Casterman pour ce partenariat !

Chronique : Story of a girl de Sara Zarr

Story of a girl 
Sara Zarr.
(Genre : Contemporain, Young Adult).

Éditions : Hachette Romans
Prix : 13.90€ (Partenariat)
Date de parution : 5 Juillet 2017
Année de parution originale : 2008
Titre version originale : Story of a Girl

  Résumé : « J’avais treize ans quand mon père m’a surprise avec Tommy Webber. Tommy avait dix-sept ans. Je ne l’aimais pas. L’histoire remonte à presque trois ans. Depuis, mon père ne m’a plus jamais regardée dans les yeux. »


  Deanna voudrait se débarrasser de cette réputation de fille facile qui lui colle à la peau. Elle l’a décidé : cet été sera celui de sa seconde chance. En trouvant un petit boulot dans la pizzeria du coin, elle compte mettre de l’argent de côté. Suffisamment pour partir loin de cette ville, loin des préjugés, loin de cette image qui ne lui ressemble pas. Elle n’imaginait pas que le prix à payer pour se racheter une vie serait si élevé : devoir affronter chaque jour la présence de Tommy, qui travaille avec elle…

  Lorsque j’ai lu les premières lignes du résumé, j’ai eu très envie de découvrir l’histoire et la dernière phrase n’a fait que me conforter dans mon choix. Je remercie Hachette pour leur confiance et l’envoi de cette nouvelle lecture.

  Il y a 3 ans, Deanna n’avait que 13 ans quand son père l’a surprise dans une position délicate dans la voiture de Tommy, 17 ans. Depuis elle subit la réputation de traînée sans se défendre. Son père n’éprouve que du mépris pour elle et ne lui adresse plus la parole si ce n’est pour lui faire des reproches. Mais Deanna en a assez, cet été sera celui de sa dernière chance pour quitter enfin la ville de l’enfer.

  Je me suis beaucoup attaché à Deanna malgré son côté défaitiste de départ. Je voulais voir comment les choses allaient évoluer pour elle. Si elle arriverait à surmonter la présence au quotidien de celui à cause de qui sa vie a basculé. Ne vous attendez pas à trouver un rythme effréné dans cette histoire. Le principal attrait réside dans la psychologie des personnages. Nous prenons le temps de découvrir la vie de Deanna, de sa place dans sa famille.

  Autour d’elle, il y a des personnages secondaires très intéressants. Jason et Lee, ses meilleurs amis qui sortent ensemble. Ce qui n’est pas simple pour Deanna à cause de ses sentiments ambigus pour Jason. Il y a aussi Darren, son frère, et sa compagne Stacy. Évidement ses parents tiennent un rôle important aussi. D’abord son père dont le comportement est très décevant, l’amertume qu’il éprouve envers sa fille est insupportable. Il ne lui a même pas laissé la chance de s’expliquer. Et sa mère qui, malgré tout l’amour qu’elle lui porte, fait tout pour éviter les conflits et les discussions importantes...

  Cette histoire retrace comment en un été, cette jeune fille en quête d’une nouvelle vie sans jugement, va se retrouver, apprendre à s’aimer et affronter le regard et le jugement des autres. C'est à la fois émouvant, sincère et mélancolique. J’ai adoré ma lecture ! Je vous la recommande pour tous les thèmes forts abordés mais aussi pour l’évolution du personnage principal.

Ma note : 8/10

Merci à Myriam et aux éditions Hachette pour ce partenariat !

dimanche 7 janvier 2018

Chronique : On met longtemps à devenir jeune de Christine Jusanx

On met longtemps à devenir jeune 
Christine Jusanx
(Genre : contemporain)

Editions : Michel Lafon
Prix : 17,95€ (Partenariat)
Date de parution : 8 juin 2017

  Résumé : Jeune senior de 59 ans, tout juste préretraitée, cherche à partager appartement proche tour Eiffel avec colocataire gai et optimiste. Profil idéal recherché : étudiant étranger voire jeune quadra en transition de vie. » Telle est l’étonnante annonce que la pétillante Jeanne a publiée pour réaliser son vœu le plus cher : habiter près de la tour Eiffel. Mise en retraite anticipée par son employeur, fière de laisser voler de ses propres ailes son fils Léo – le seul homme de sa vie –, Jeanne est déterminée à se prouver qu’il n’y a pas d’âge pour vivre ses rêves, en se lançant dans l’aventure de la colocation. Cette nouvelle vie, riche de surprises et de belles rencontres, pourrait bien l’amener à s’autoriser enfin à explorer des horizons qu’elle s’était jusque-là interdits.


  Avec son résumé et sa couverture qui appelle à la détente et au « feel-good », ce roman a de suite attiré mon attention. Il promettait une lecture rafraichissante pour l’été. Je remercie Camille des éditons Michel Lafon de m’avoir permis de le découvrir.

  Pour tout vous dire j’ai du m’y prendre à deux fois pour réussir à entrer dans l’histoire. Ce n’était pas le bon moment lors de ma première tentative. Il a fallu que Momoko du blog Mo comme mordue me propose une lecture commune pour me relancer. Et pour finir, j’ai apprécié ma lecture.

  Jeanne, 59 ans est mise d’office en retraite anticipée. Son fils vole de ses propres ailes alors plus rien ne la retient. Elle décide de repartir dans la capitale pour commencer une nouvelle vie et réaliser un de ses rêves : vivre prés de la tour Eiffel. Afin de partager les frais du logement, elle opte pour une colocation. Son annonce est pour le moins atypique : « Jeune senior de 59 ans, tout juste préretraitée, cherche à partager appartement proche tour Eiffel avec colocataire gai et optimiste. Profil idéal recherché : étudiant étranger voire jeune quadra en transition de vie. »

  Jeanne est mature, posée et a pour elle la sagesse liée à son âge. Elle va tour à tour materner ou secouer ses colocataires. Leur prodiguant des conseils avisés et justes, elle va les aider à avancer. Jeanne ne sera pas sans reste. Chacun lui apporteront une nouvelle expérience, un nouvel élan pour qu’elle aussi ose se dépasser. Ainsi elle accomplira plusieurs de ses projets, jusqu’alors restés en suspens.

  Malgré quelques longueurs dans les réflexions de Jeanne, j’ai aimé qu’elle se serve de ses souvenirs de sa grand-mère pour toujours avancer. J’ai beaucoup aimé les liens qu’elle tisse avec Paulo et Julien et la nouvelle impulsion que ses derniers lui donnent sans s’en rendre compte. 

  La plume de Christine Jusanx est douce, fluide et très agréable. J’ai juste été surprise de la rapidité avec la fin arrive. Après avoir longuement épilogué pour introduire l’histoire de Jeanne, j’aurai apprécié avoir plus de détails quant à sa conclusion. C’est, pour moi, le petit bémol à ce roman. Les courts chapitres donnent en revanche un bon rythme de lecture et aident à passer au dessus des longueurs.

  Un roman doux et résolument positif qui permet de se rendre compte qu’il n’y a pas d’âge pour réaliser ses rêves pour peu qu’on s’en donne la peine. Laissez-vous tenter par une colocation avec Jeanne vous ne serez pas déçus.

samedi 16 décembre 2017

Chronique : 54 minutes de Marieke Nijkamp


54 minutes de Marieke Nijkamp
(Genre : Contemporain)

Editions : Hachette
Prix : 15,90€ (Partenariat)
Date de parution française :
Année de parution originale : 2016
Titre version originale : This Is Where It Ends

Résumé :
10 h 08 – KEVIN
Mec, il se passe quoi ? Réponds-moi !

10 h 09 – SYLVIA
Tyler est revenu.

10 h 11 – MATT.
Claire j’ai trop peur. Il tire sur les gens. Qu’est-ce que je fais ? CLAIRE DÉCROCHE S’IL TE PLAÎT !

10 h 27 – AUTUMN
Ça ne peut pas être vrai. Ça ne peut pas être Ty. Ça ne peut pas être mon frère.

10 h 30 – TYLER
Aujourd’hui vous m’appartenez tous.
Aujourd’hui vous allez m’écouter


  Voici un roman repéré en VO par beaucoup de blogueurs. En effet c’est une histoire qui aborde un sujet sensible : les fusillades dans les écoles. J’avais donc envie de voir comment l’auteur allait traiter ce thème. En ce qui concerne la couverture, je suis content que les éditions Hachette aient repris l’originale. Elle est parlante et brutale et s’apparente bien à l’histoire une fois qu’on l’a en tête. Au final, même si l’histoire est bien faite et addictive, j’en attendais plus.

  On est rapidement plongé dans l’histoire et l’action en elle-même démarre vite. On fait la rencontre de plusieurs personnages dans différents endroits du lycée. On apprend peu à peu à les connaître… jusqu’à ce que Tyler, celui que personne ne pensait revoir, tire sur la Principale et prenne toutes les personnes en otage. On est donc curieux de voir comment les innocents vont s’en sortir. Mais aussi pourquoi Tyler agit ainsi.

  Je ne me suis pas tellement attaché aux personnages. Bien sûr, on a de l’empathie pour eux et pour ce qu’ils vivent. Mais je n’ai pas réussi à aller au-delà. Je pense qu’il y a trop de personnages et que l’auteur ne s’est pas focalisée sur l’essentiel : Tyler. J’aurais aimé en connaitre plus sur son passé et sur les choses qui l’ont poussées à agir ainsi. Être dans sa tête aurais été un plus je pense. Le fait qu’il y ait 4 personnages principaux m’a fait tourner en rond à plusieurs reprises. Cependant, je reconnais que c’est un bon moyen d’être partout dans l’histoire. Aussi bien auprès de Tyler qu’à l’extérieur avec les secours. Kevin, Sylvia, Matt et Autumn sont étroitement liés… à vous découvrir ce qu’il en est !

  Le rythme est absolument parfait ! Les chapitres sont d’abord découpés par tranche horaire. Cela nous permet de voir ce qu’il se passe en un laps de temps assez court. On se rend compte qu’en quelques minutes, beaucoup de choses de passent. Que ce soit dans la tête des personnages ou sous leurs yeux. Ensuite le chapitre se découpe par point de vue. Le roman est porté par 4 voix ce qui permet de tourner les pages très vite.

  Le thème de la fusillade est quelque chose de dur à lire et c’est un sujet sensible de nos jours. Je trouve que Marieke Nijkamp l’a bien abordé même si j’aurais préféré que l’histoire soit mise en lumière différemment. On est en tout cas pris à la gorge plusieurs fois et la fin m’a un poil déçu, surtout pour Tyler. Sinon c’est bien écrit, entrainant et l’effet compte à rebours est très prenant ! Un livre à lire malgré ses quelques défauts !

Ma note : 7,5/10

Merci à Shana et aux éditions Hachette pour ce partenariat !