jeudi 27 avril 2017

Chronique : Transférés de Kate Blair


Transférés de Kate Blair.
(Genre : Dystopie, Jeunesse).

Éditions Michel Lafon
Prix : 16.95€ (Partenariat)
Date de parution française : 13 avril 2017
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : Transferral

  Résumé : Dans un futur proche, l’humanité a trouvé le moyen de soigner toutes les maladies : les transférer aux criminels, dont la quasi-totalité vient des ghettos, maintenus au ban d’une société qui touche à la perfection. C’est dans ce monde qu’est née Talia Hale. À 16 ans, elle est la fille chérie d’un politique qui se voit déjà Premier ministre d’Angleterre. Atteinte d’un simple rhume, au plus grand dégoût de son entourage, elle doit subir son premier transfert. Mais à l’hôpital, Talia sauve une petite fille d’une agression. Une petite fille qui vit seule avec son grand frère, Galien, dans les ghettos. Grâce à Galien, Talia découvre l’envers du décor et l’horreur d’un système où seuls les plus riches ont le droit à la santé. Pour changer une société où la frontière entre bien et mal est plus floue que jamais, Talia devra briser le cocon doré dans lequel elle a grandi et combattre tout ce en quoi elle a toujours cru… y compris son propre père. Le monde parfait a un prix


  Quand j’ai lu le synopsis, j’ai eu très envie de découvrir cette dystopie. Ce nouvel univers dans le genre était prometteur. J’étais ravie de pouvoir le recevoir et je remercie Camille et les éditions Michel Lafon. Malheureusement, je n’ai pas été entièrement convaincue par cette lecture.

  Notre narratrice est Talia. Âgée de seize ans, elle vit à Londres avec son père qui est en pleine campagne politique afin de devenir le Premier ministre d’Angleterre. Son programme repose sur le renforcement de la lutte anti-criminalité déjà en place. En effet, dans cette dystopie, les criminels sont punis en fonction de la gravité de leur infraction par l’inoculation d’une maladie. Plus l’acte commis est grave, plus la maladie reçue le sera. Moins d’un mois avant les élections, Talia doit se rendre à l’hôpital pour transférer son rhume à un condamné. Moins d’une heure plus tard, alors qu’elle s’apprête à sortir complétement rétablie, un évènement va chambouler sa vie de privilégiée.

  Au début, j’ai trouvé que Talia était une jeune fille naïve et capricieuse. Comme une enfant trop gâtée, ses réflexions ne correspondaient pas du tout à son âge. Si l’auteur ne l’avait pas précisé, je ne lui aurais pas donné plus de 12 ou 13 ans. Heureusement petit à petit, elle enlève ses œillères. Elle finit par se défaire de sa cage dorée et elle s’aperçoit que le monde dans lequel elle vit n’est pas aussi rose qu’elle voulait bien le croire. J’ai beaucoup plus accroché au personnage masculin, Gallien. C’est à son contact que Talia murit, commence à réfléchir par elle-même et se forge ses propres opinions.

  Comme je le présentais, l’univers de l’auteur est très intéressant. Malheureusement il n’est ni assez développé, ni assez exploité à mon gout. C’est vraiment dommage parce que les thèmes abordés méritaient d’être plus approfondis. Si la rupture de cette société, entre riches et pauvres, ceux qui méritent ou non d’être soignés, avait été plus creusée, j’aurais certainement plus apprécié cette lecture. De plus, j’ai été très étonnée d’apprendre que cette dystopie n’était qu’un one-shot. En effet le roman est assez court, il ne fait que 262 pages. Mais en plus, beaucoup de longueurs font que le lecteur a du mal à entrer dans l’histoire. Ajoutez à ce début laborieux, le caractère insupportable de Talia et vous comprendrez pourquoi je ressors mitigée de cette lecture. Pourtant, l’auteur a une plume agréable et arrive à distiller quelques petits éléments qui nous donnent envie de poursuivre. Les événements s’accélèrent seulement durant les cent dernières pages.

  Je ne conseille pas cette lecture aux habitués du genre, ils seraient déçus. En revanche, les plus jeunes et ceux qui n’ont pas encore lu beaucoup de dystopie s’y retrouveraient davantage.

Ma note : 5/10

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !

mardi 25 avril 2017

Chronique : Nos âmes jumelles - Tome 2 : Nos âmes rebelles de Samantha Bailly


Nos âmes jumelles – Tome 2 : Nos âmes rebelles de Samantha Bailly.
(Genre : Contemporain, Jeunesse).

Editions : Rageot
Prix : 12,90€
Date de parution originale : 17 février 2016

  Résumé : L’une écrit, l’autre dessine. La première est aussi solaire que populaire, la seconde timide et solitaire. Sonia finit son premier roman, Lou prépare le concours d’entrée des Gobelins. Car si toutes les deux passent le bac, elles ne rêvent que de partir à Paris étudier. D’ici là, elles développent ensemble sur leur blog BD, Trames jumelles, dont l’audience ne cesse de croître. Côté cœur, Sonia craque pour Gabriel tandis que Lou se demande ce qu’elle éprouve vraiment pour Vittore…


  Le 1er tome avait été un gros coup de cœur. Je me rappelle l’avoir avalé tellement j’avais adoré ! C’était d’une immense fraîcheur et d’un réalisme fou. Le deuxième tome est presque aussi bien que le 1er. Ce n’est pas un coup de cœur parce que je connaissais déjà les personnages : donc pas d’effet de surprises. La couverture est toujours top, ça change de ce qu’on peut voir en librairie. Pour le résumé, je n’ai pas eu besoin de le lire, j’avais juste envie de me délecter de la plume de Samantha Bailly et de retrouver Lou et Sonia. Au final j’ai passé un moment parfait !

  J’aime toujours autant ces petites phrases au début des chapitres. Cela permet de voir un peu le futur des protagonistes. Et c’est toujours plein de bonnes intentions et de connexions. Samantha Bailly nous fait un petit rappel de ce qui s’était passé dans son tome 1. Utile pour les personnes comme moi qui ont lu le 1er livre il y a plus d’un an. En parallèle, elle lance son intrigue avec Lou, Sonia, Mathieu et les familles de chacun d’eux. Vous savez quoi ? Retrouver tout ce petit monde m’a fait du bien.

  Lou et Sonia… deux jeunes filles avec une immense maturité. Elles sont tellement différentes dans leur vie mais en même temps elles se complètent à 100%. J’ai adoré les voir évoluer ensemble et séparément. Chacune a ses difficultés, qu’elles soient scolaires, familiales ou sentimentales. Lou et Sonia vont faire face aux difficultés de cette année de terminale : le bac, l’orientation, les choix pas toujours compris… L’auteur creuse les choses, va au bout des réflexions de ses personnages. Tout est réfléchi et dans l’envie de ce qu’on veut faire au plus profond de soi. J’ai adoré les suivre, voir leur évolution et leur art s’exprimer. Un autre personnage va être un peu plus creusé, c’est Mathieu. Il se révèle touchant derrière une carapace remplie d’humour. Un maelstrom de personnages au top permettant une histoire complète et bien ancrée dans la réalité.

  Comme dans le 1er tome, Samantha Bailly organise son histoire autour d’une année entière. Chaque chapitre correspond à un mois de l’année et aux deux voix des protagonistes : Lou et Sonia. C’est une façon habile de mener le lecteur à s’immerger auprès des personnages pendant 1 an. Cela donne un rythme soutenu et apporte une très bonne fluidité lors de la lecture. Personnellement j’ai été avide de savoir comment les choses allaient se passer. Le soir, lorsque je laissais mon roman pour dormir, j’avais hâte de le reprendre. C’est comme si je laissais deux amies vivre leur vie sans être avec elles.

  Dans ce roman, les sujets sont abordés avec délicatesse et tact. Tout est fait pour que le lecteur soit touché sur telle ou telle chose et ça marche. Même si je ne connais rien à l’écriture ou au dessin, j’aimais voir l’avancement des projets de Lou et Sonia. Leur période petit copain m’a rappelé le lycée et ma première girlfriend. Tout comme le Bac et ses résultats. J’en ai eu des frissons. Famille, amis, amour, lycée, orientation sexuelle, fac, l’avenir et son indécision… Grâce à Samantha Bailly, j’ai revécu mon année de terminale avec ses personnages et je l’en remercie !

  Sa plume est toujours aussi fluide. Elle vous emporte loin avec les personnages et on ressent beaucoup de choses. La fin m’a beaucoup plu, j’ai juste envie de lire le tome 3 ! Mais il va falloir attendre un petit moment. Le seul petit bémol c’est la taille du roman. Il est trop court et j’aurais aimé découvrir autre choses au fil des mois avec Lou et Sonia. En tout cas, c’est une série que je vous recommande chaudement. Vous allez rire, pleurer, revivre vos années lycée et bien sûr… vous allez avoir envie de vous mettre à l’écriture ou au dessin !

Ma note : 8,5/10.

lundi 24 avril 2017

Chronique : Creuse la mort de Paul Clément


Creuse la mort de Paul Clément.
(Genre : Thriller)

Éditions : Auto-édité (Post-Apo Éditions)
Prix : 3,99€ (ebook)
Date de sortie originale : 13 septembre 2016

  Résumé : Que feriez-vous si chaque nuit une fosse était creusée dans votre jardin ? Vous la rebouchez ; une nouvelle vous y attend le lendemain. Vous interrogez les autorités ; nul ne vous répond. C'est la situation à laquelle Frédéric, un banquier de province, est confronté lorsqu'il découvre un beau matin une mystérieuse fosse en plein milieu de sa pelouse. Décidé à en découvrir l’origine, il est loin de se douter de l'ampleur que les événements vont bientôt prendre. Et s'il creusait sa propre tombe ? Celles de sa famille et de ses proches ?


  En octobre dernier, je découvrais la plume de Paul Clément avec son premier roman : « Les décharnés, une lueur au crépuscule » (lien avis). Ce fut un tel coup de cœur qu’il me tardait de me replonger dans un nouvel univers de l’auteur. J’avais même profité de mon anniversaire pour me procurer la superbe édition collector, en hard-back illustré, de ce second roman. Avec « Creuse la mort », Paul Clément confirme son talent de conteur et décroche un nouveau coup de cœur !

  Un matin, juste avant de partir travailler, Frédéric découvre un trou dans son jardin. Cela pourrait être complètement anodin, mais la parfaite régularité de cette fosse laisse notre héros perplexe et mal à l’aise. Ne trouvant aucune explication dans l’immédiat, Frédéric prend le chemin de la banque pour affronter ses clients. Sur le point de franchir la porte de son bureau, contemplant la cage de verre dans laquelle il va s’enfermer pour la journée, c’est la révélation. Il met enfin le doigt sur ce qui le dérange depuis l’étrange découverte matinale : ce trou a tout d’une tombe ! Prêt à tout pour protéger sa femme et sa petite fille, Frédéric va progressivement plonger dans la paranoïa et sa vie va devenir un véritable enfer !

  Après s’être attaqué aux Zombies avec « Les décharnés », Paul Clément s’accapare le thriller horrifique. Il y ajoute une pointe de surnaturel et une bonne dose de tension psychologique. Le résultat est tout simplement bluffant. J’ai adoré ! Beaucoup comparent « Creuse la mort » à un bon roman du maître du genre : Stephen King ! Je me disais que c’était peut-être un peu exagéré… mais ça, c’était avant !!! Ce livre est une petite pépite !

  La plume de Paul Clément est toujours aussi addictive. Les événements et les émotions de nos personnages sont parfaitement décrits. La tension monte progressivement et nous entraîne avec Frédéric. Tout est mis en œuvre pour inciter le lecteur à ne pas lâcher l’histoire avant d’en connaître le point final. Les illustrations de la version collector apportent un réel plus à l’ambiance et collent parfaitement au récit. Finalement, je me suis tant attachée à Frédéric et sa famille que l’auteur a réussi à me tirer une larme. Oui, ça peut paraître bizarre, vu le genre, mais je vous assure que c’est bien le cas. Paul Clément est vraiment doué !! J’ai adoré me laisser surprendre par l’épilogue. J’ai refermé mon livre un sourire aux lèvres après avoir frissonné tout au long de ma lecture.

  Pour résumé, avec « Creuse la mort », vous lirez une histoire originale et captivante avec une ambiance oppressante et une intrigue rondement menée ! Je ne peux que vous conseiller les romans de Paul Clément.

Ma note : 10/10 – Coup de cœur !!