lundi 22 mai 2017

Chronique : Tour B2 mon amour de Pierre Bottero


Tour B2 mon Amour de Pierre Bottero.
(Genre : Contemporain, Jeunesse).

Éditions : Flammarion Jeunesse
Prix : 10€ (Partenariat)
Date de parution française : 24 mai 2017.

  Résumé : « Un coup frappé à la porte. Un surveillant entra. Je vous amène la nouvelle élève, elle s'était égarée dans les couloirs... La fille pénétra dans la classe. C'était elle, bien sûr, pensa Tristan. Comme si tout était écrit à l'avance. Je le crois pas ! tonitrua Said. Tristan a flashé sur cette meuf ! Un silence total s'abattit sur la classe. Tristan avait une drôle de boule nouée à l'intérieur du ventre. Une boule faite d'un sentiment étrange qu'il n'avait pas envie d'analyser. Pas encore. » Dans la rue de Vienne où se dresse la tour B2, un premier amour s'écrit sur le béton.


  Cette nouvelle édition m’a donné très envie dès que je l’ai vue ! La couverture déjà m’attirait et puis ce titre… il était dans ma wish-list depuis tellement longtemps !!! Et, ne me jetez pas la pierre, mais je n’avais encore jamais lu de Pierre Bottero… Découvrir sa plume avec ce livre a été un pur plaisir !!

  Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore l’histoire, ici nous suivons Tristan, un adolescent de 16 ans qui habite avec sa mère dans la tour B2 d’une citée. Il essaye tant bien que mal de ne pas se laisser influencer par ses amis qui commencent à mal tourner. Sa vie va être bouleversée avec l’arrivée de Clélia. Cette jeune fille du même âge vient de quitter la campagne pour s’installer avec son père écrivain dans une tour voisine. De leur rencontre va naître un premier Amour.

« La vérité est amour, le reste est illusion ! »

  Pierre Bottero aborde de façon douce et poétique plusieurs thèmes : le regard des autres, la vie dans les quartiers difficiles, la différence, le rapport à la scolarité et aussi la naissance d’un premier Amour. Il les approche sans les enjoliver, ni les dramatiser. Tout est incroyablement juste. Les sentiments et les émotions sont particulièrement bien représentés. J’ai ressenti cette tendresse unique et spéciale que chacun de nous garde au fond de lui en repensant à son premier Amour. J’ai adoré les références à certains livres. Notamment l’avis que donne Tristan au sujet d’un grand classique de Stendhal. Surtout que par la suite, il se rend compte qu’il agit comme le personnage qu’il a tant critiqué.

  J’ai beaucoup aimé les courts chapitres du point de vue de Clélia. Dans ceux-ci, nous avons des extraits des pensées qu’elle couche dans son cahier. Elle s’y exprime avec un langage soutenu, comme une personne d’un autre âge, d’une autre époque. Elle aurait très bien pu évoluer au XIXème siècle. Cela peut paraître incohérent, puisqu’il est vrai que de nos jours plus personne ne parle comme ça. Mais tout s’explique avec la passion qu’elle partage avec son père pour la littérature. En fait, elle m’a beaucoup fait penser à une certaine Hermione ^^

  Si je devais faire un reproche à ce roman, c’est qu’il est trop court. L’histoire nous transporte tant qu’on aimerait le prolonger un peu plus. Ce livre est enrichissant, tendre, romantique, court mais incroyablement efficace. Pierre Bottero arrive à retranscrire parfaitement un contexte, une sensation, un sentiment. Un roman jeunesse si beau que je le relirai avec plaisir. Je le conseille à tous ! Jeunes et moins jeunes devraient l’apprécier autant que moi.

Ma note : 9,5/10

Merci à Brigitte et aux éditions Flammarion Jeunesse pour ce partenariat !

samedi 20 mai 2017

Chronique, La loi du cœur - Tome 2 : Le chant du cœur d'Amy Harmon


La loi du cœur – Tome 2 : Le chant du cœur d’Amy Harmon.
(Genre : Contemporain).

Editions : Robert Laffont
Prix : 17,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 13 avril 2017
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : The Law of Moses, Book 2 : The Song of David.

  Résumé : « Pour moi, le paradis, c’est la cloche qui annonce le début d’un match de free fight, l’adrénaline qui monte, la sueur qui me brûle les yeux et le feu qui coule dans mes veines. C’est la foule indistincte qui scande mon nom et l’adversaire du jour qui veut verser mon sang. Pour moi, le paradis se résumait au ring octogonal. Jusqu’à ce que je rencontre Millie. Jusqu’à ce que je change. Si l’octogone était mon paradis, alors Millie était l’ange en son centre, la fille pour laquelle je voulais me battre, celle qui m’a appris que les batailles les plus importantes sont parfois celles que l’on ne pense pas gagner. »


  La loi du cœur avait été pour moi une bonne lecture malgré quelques défauts. Cependant j’étais curieux de découvrir l’histoire de David, dit Tag. Surtout que tout le monde disait que ce 2nd tome était bien supérieur au 1er. Et je ne peux qu’approuver en ce sens. La couverture est sublime, le résumé accrocheur… Au final, je suis ressorti conquis de ma lecture ! Pas un coup de cœur, mais presque.

  Au début j’avoue avoir été un peu perdu. J’étais censé trouver l’histoire de David et finalement, je me retrouvais avec le point de vue de Moïse, le personnage du 1er livre. Du coup, j’ai continué perplexe ma lecture sans vraiment comprendre. Et à la fin du 1er chapitre, j’ai compris. J’ai compris que l’auteur allait instaurer une narration particulière entre le présent et le passé. Pour le coup, c’est quelque chose que j’adore et j’ai eu envie de continuer à lire pour découvrir.

  Découvrir David dans ce livre a pour moi été un immense plaisir. Je ne pense pas avoir autant été touché par un personnage masculin depuis longtemps. Sous ses airs de brute, il se cache un mec avec un cœur énorme. Et c’est pour ça qu’on l’apprécie. Certes il a des défauts, se la joue bad boys et prétentieux… mais c’est une carapace que Millie a su creuser pour faire ressortir le meilleur. David a juste de vieux démons qui l’empêchent de se sentir aimé. Emilie, dit Millie, m’a aussi beaucoup touché. Même avec son handicap, elle ne baisse pas les bras. Elle s’occupe de son petit frère toute seule, se démène pour lui en travaillant. C’est une mère/sœur courage que j’ai admiré pendant tout le roman. Sa force et ses sentiments pour David m’ont totalement bouleversé. J’ai aussi pris plaisir à retrouver Moïse et Georgie. C’était sympa de voir là où ils en sont.

  Comme tous les romans d’Amy Harmon, celui-ci ne fait pas exception à la règle. Une fois que vous l’avez commencé, vous ne pourrez plus vous arrêter. L’alternance des points de vue, le jeu entre le présent et le passé, les chapitres courts et les respirations dans le récit : tout ça le rend très dynamique. Il y a une bonne maîtrise des dialogues et de la narration. Rien ne prend le dessus, tout est bien équilibré. On avale ces 386 pages avec curiosité, envie, mystère et avec la boule au ventre.

  A travers le passé de David (en soit le passé de quelques semaines), on se rend compte de l’évolution de sa relation avec Millie. De ses remarques, de ses doutes, de ses peurs et de sa protection envers elle. C’est une relation qui prend son temps, qui évolue petit à petit. Je dois avouer que cela fait du bien de voir deux personnages qui ne se jettent pas dessus dès le départ. Même si l’alchimie entre les deux est palpable très vite. Ce que j’ai adoré (bien que ce soit contradictoire) c’est que l’handicap de Millie permet au lecteur d’amplifier ses sens. On imagine tout d’une puissance X10 et c’est extraordinaire. Les émotions sont aussi au centre de ce livre. J’ai failli chialer dans le métro tellement David m’a touché. Les révélations que nous fait l’auteur à son sujet sont fortes. Et en connaissant son passé, tout comme celui de Millie, on se dit que la vie est parfois trop injuste.

  La plume d’Amy Harmon est incroyable et je crois que la traduction a magnifiquement été faite ! « Notre cœur chante » avec les personnages et il bat à l’unisson avec eux. On aimerait que tout aille bien pour eux et que leurs obstacles ne les séparent pas. Le chant du cœur est une lecture belle mais douloureuse. Vous allez prendre conscience à quel point vous aimez vos proches et surtout qu’il est important de leur dire. La fin m’a beaucoup plu, l’épilogue encore plus. J’en ai même eu des frissons c’est pour vous dire… Je m’arrête ici pour cette chronique. Je ne peux que vous recommander ce livre. Très peu de choses à redire dessus. Moïse, et surtout David, sont des mecs avec un passé difficile mais qu’il est important de découvrir.

Ma note : 8,5/10.

Merci à Margaux et à la Collection R pour ce partenariat !

jeudi 18 mai 2017

Chronique : Un peu plus que des amis de Michael Kun & Susan Mullen


Un peu plus que des amis de Michael Kun & Susan Mullen.
(Genre : Historique, Épistolaire).

Editions : Casterman
Prix : 16€ (Partenariat)
Date de parution française : 12 avril 2017
Année de parution originale : 2016
Titre version originale : We Are Still Tornadoes.

  Résumé : Si vous êtes romantique, plein d’humour et d’espoir, si vous adorez l’idée d’un garçon et d’une fille qui s’écrivent des lettres en vrai, si vous aimez les grandes disputes et les belles réconciliations, si vous êtes fan de votre meilleur ami et qu’il est fan de vous… Alors jetez-vous sur ce roman, il a été écrit pour vous.


  Je vous le dis d’entrée ce roman est une pure merveille. J’ai tout adoré dans cette histoire que j’ai dégustée avec tellement de plaisir. Le résumé m’a attiré parce qu’il ne dit rien mais en même temps, il révèle les points forts du livre. Et c’est tout ce que j’aime en fait. La couverture est pas mal, c’est ce côté rétro qui m’a enchanté, si représentatif de l’histoire. Au final, je me suis régalé à suivre Scott et Catherine. Je suis passé à un cheveu du coup de cœur.

  Le ton est donné dès le départ. On sent l’humour dans les échanges épistolaires et la très grande amitié qui lie nos deux protagonistes. Cath part à l’université, laissant Scott dans leur ville natale, à travailler avec son père dans leur magasin. J’ai été curieux de voir leurs échanges. Les réactions de chacun lorsque l’un ou l’autre allait faire telle ou telle chose. On se prend très vite au jeu des lettres et je dois dire que ça rend le roman parfaitement addictif.

  Autant vous dire que j’ai adoré Cath et Scott de la même manière. Cath est une brillante élève, un peu naïve peut-être, qui va découvrir l’université et tout ce qu’elle comporte. J’ai aimé sa manière de penser et de voir les choses, son attachement à Scott et à sa vie. C’est une jeune femme sincère et franche mais qui en même temps a une très forte sensibilité. C’est une amie que j’aurais aimé avoir. Scott a vraiment de la chance de l’avoir : elle le soutient, lui remonte le moral et se livre en toute amitié. Scott, c’est le mec qui fait le pitre à l’école pour amuser la galerie. Le mec qui se cache derrière son humour pour faire le rigolo. Pourtant, c’est un jeune homme intelligent, travailleur, humble et d’une très grande loyauté. Cath a aussi beaucoup de chance de l’avoir comme ami. Leur relation m’a touché, leurs échanges m’ont captivé et cette complicité m’a fait beaucoup de bien.

  Le rythme de l’histoire est hyper dynamique. Les lettres sont parfois courtes, parfois longues (5 pages environ), mais le format épistolaire rend le tout très fluide. On tourne les pages, toujours curieux de connaitre les réponses de l’autre. Le fait est que oui, c’est leur vie qu’ils se racontent, mais des vies mouvementés aussi bien pour Cath que pour Scott. Le roman fait 345 pages mais j’avais déjà lu plus de la moitié (si ne n’est pas les 2/3) en 4 heures de temps. Vous allez le dévorer, vous laisser emporter et la magie va opérer.

  Les auteurs abordent des sujets qui m’ont personnellement beaucoup plu. Le changement de vie lorsqu’on va à l’université ou qu’on travaille pour de vrai. Les premiers vrais amours et dans le cadre d’une si belle amitié, la jalousie ou la peur de ne plus voir l’autre autant qu’avant. Les familles des protagonistes vont en prendre un coup (je ne vous dirai pas quoi) et chacun va devoir être là pour soutenir l’autre. C’est un roman plein de sensibilité, de complicité, de confiance et de seconde chance. Et surtout, un roman sur les choix qu’on prend dans sa vie. Des thèmes importants aussi bien en 1982 que de nos jours.

  Les écritures des auteurs sont bonnes. C’est cette amitié dans la vie des auteurs qu’on ressent aussi sur le papier. Cette complicité, ces moments de taquinerie et cette profonde reconnaissance envers l’autre. Le seul regret que j’ai, c’est que la fin soit un peu précipitée. J’aurais aimé avoir des lettres plutôt que des petits mots de quelques lignes. Mais en soi, la fin est belle, tout comme le reste du roman. Un peu plus que des amis est MA belle découverte de ce mois de mai. Un roman que j’ai dévoré en une journée. Des personnages attachants, une histoire épistolaire bien faite et une amitié indéfectible. Je vous le recommande fortement !

Ma note : 9/10.

Merci à Agnès et aux éditions Casterman pour ce partenariat !

mardi 16 mai 2017

Chronique : Destiny - Tome 1 de Cecelia Ahern


Destiny – Tome 1 de Cecelia Ahern
(Genre : Dystopie, Jeunesse).

Éditions : Hachette
Prix : 18€ (Partenariat)
Date de parution française : 17 mai 2017
Année de parution originale : 2016
Titre version originale : Flawed, Book 1.

  Résumé : Parfois, il faut choisir l’imperfection pour être Parfait. Dans le monde de Celestine North, chaque citoyen doit être Parfait. Quiconque commet la moindre erreur se voit marqué du sceau de l’Imperfection. Pour qui a pris une mauvaise décision : c’est sur la tempe. Pour qui a menti : la langue. Pour qui a commis un vol : la paume de la main droite. Pour qui s’est montré déloyal : le cœur. Pour qui s’est écarté du droit chemin : la plante du pied droit. Celestine mène une vie parfaite au sein d’une famille parfaite et au bras du petit ami parfait. Elle pense incarner l’idéal de la société. Et si Celestine s’était trompée ? Si c’était le système lui-même qui était Imparfait ?


  Autant vous le dire d’entrée de jeu : Destiny est une très belle surprise ! Lorsque j’ai lu le résumé, j’ai été septique. Plusieurs points m’interpelaient mais en même temps, ils me dérangeaient. Finalement, l’appel de la dystopie l’a emporté. Et grand bien m’en a pris ! J’ai adoré.

  Celestine est une jeune fille parfaite. Appréciée de ses camarades et de ses enseignants, sans pour autant être trop populaire. Elle est brillante et sait se faire discrète. Avec son petit ami, Art Crevan, ils forment un couple parfait. Tout va pour le mieux car dans le monde où vit Celestine, la perfection est primordiale. Jusqu’au jour où elle se retrouve dans une situation qui la force à agir selon son instinct. Malheureusement, le moindre écart de conduite entraîne une arrestation avant d'être présenté devant la Guilde pour répondre de ses actes. La punition est la même pour chaque individu imparfait : le marquage au fer rouge d’un « I » parfait. Seul l’endroit du marquage diffère selon l’erreur commise.

  La mise en place de l’univers se fait progressivement. D’abord l’auteur prend le temps de présenter ses personnages. Au travers des yeux et des pensées de Celestine, nous apprenons à connaître les personnalités de chacun. J’ai adoré Celestine, c’est une héroïne sans le savoir. Au fur et à mesure qu’elle évolue, sa vision change et gagne en maturité. J’aurais aimé être avec elle à certains moments pour moi aussi la soutenir, la conseiller ou encore la défendre !

  Les scènes sont décrites avec précision et justesse. Si bien que le lecteur se retrouve au cœur de l’histoire, comme pris à témoin. L’auteur réussit ainsi à nous immerger complètement dans cette dystopie. Au départ, elle nous décrit certains évènements qui nous paraissent anodins et sans importance. Mais ils s’avèrent essentiels pour les appréhender dans leur ensemble. Je pensais avoir du mal à entrer dans l’histoire, finalement, je me suis retrouvée totalement happée sans m’en rendre compte. J’adore cette sensation !! Les chapitres s’enchaînent et il devient difficile de reposer le livre. Et quand la fin arrive, la frustration de vouloir en savoir plus. En tous cas elle présage un second tome dynamique et riche en rebondissements.

  Je ne connaissais pas encore la plume de Cecelia Ahern. Pourtant plusieurs de ses romans sont dans ma Wish-List depuis un moment. Finalement, je suis ravie de l’avoir découverte avec cet univers dystopique intrigant et captivant. Tout est bon, l’histoire, l’univers, la plume !! Je ne prononcerai pas le coup de cœur avant d’avoir lu la série complète, mais « Destiny » est bien parti pour le décrocher !! En attendant, je vous le recommande et, moi, il me tarde déjà d’avoir une date pour le tome 2 !!

Ma note : 9/10

Merci à Myriam et aux éditions Hachette pour ce partenariat !

dimanche 14 mai 2017

Chronique : Replica - Tome 1 de Lauren Oliver


Replica – Tome 1 de Lauren Oliver.
(Genre : Contemporain).

Editions : Hachette
Prix : 20€ (Partenariat)
Date de parution française : 22 mars 2017
Année de parution originale : 2016
Titre version originale : Replica, Book 1.

  Résumé : D’aussi loin qu’elle se souvienne, Gemma a vécu d’hôpital en hôpital. Adolescente solitaire, surprotégée par ses parents à cause de sa santé fragile, sa vie se réduit maintenant à sa maison, son école et ses échanges avec sa seule amie, April. Mais quand elle découvre que le nom de son père est associé au mystérieux institut Haven, qui d’après la rumeur abriterait des expériences scientifiques monstrueuses, Gemma décide de quitter le sanctuaire qu’elle a toujours connu et de se rendre sur l’île d’Haven pour découvrir ce qu’il s’y passe réellement…
  Lyra – ou numéro 24 – n’est pas humaine, c’est une reproduction. Pour elle, le monde se limite à Haven, aux savants et infirmières qui s’occupent d’elle. Le jour où l’île devient le théâtre d’une terrible explosion, Lyra s’échappe. À l'extérieur des murs de l'Institut, elle découvre un monde qu'elle n’avait jamais soupçonné et rencontre Gemma. Ensemble, elles essaient de lever le voile sur les mystères de Haven, et les secrets qui leur seront révélés vont changer leur vie pour toujours…


  Lauren Oliver est une auteur que je suis depuis très longtemps. Il me semble avoir lu pratiquement tous ses livres traduits en français. Du coup, je ne pouvais pas passer à côté de Replica. Mais comme c’est une petite brique, nous avons décidé avec Simi du blog Les P'tits Loisirs de Simi de le lire en lecture commune. J’adore la couverture et ce qu’elle représente. En ce qui concerne le résumé, je ne l’avais pas parcouru. Je souhaitais être surpris par ce livre. Au final, j’ai passé un excellent moment !

  Nous avons décidé avec Simi d’alterner entre le point de vue de Gemma et celui de Lyra. Je pense qu’on a bien fait, sinon, on se serait ennuyé. De chaque côté, l’auteur pose les bases de son histoire. Les environnements sont décrits tout comme les entourages des personnages. On se rend compte que les deux jeunes filles sont complètement différentes. Pourtant, on attend de voir ce qui pourrait les rapprocher… et peut-être ce qu’elles ont en commun. C’est cette curiosité qui m’a poussé à continuer et tout ce mystère autour de l’institut Haven.

  Gemma est une jeune fille attachante. De par ses problèmes au lycée, par son physique tout en rondeur qu’elle ne trouve pas attrayant ou de par ses parents. Elle a toujours été surprotégée par sa mère, et son père est quasiment absent. J’ai adoré la suivre, la voir se remettre en question et trouver des réponses sur sa quête d’identité. Elle évolue, elle change, elle grandit et c’est très agréable à voir. La petite Gemma va peu à peu s’affranchir pour plus s’affirmer. Et les mystères autour d’elle vont peu à peu s’éclaircir. J’ai eu plus de mal à m’attacher à Lyra au début. Peut-être est-ce le fait de savoir que c’est un clone ? Pourtant, c’est une jeune femme intéressante dans sa manière de penser et de voir les choses. Elle va découvrir le monde et sa grandeur et c’est juste incroyable de penser que toute sa vie… elle a vécu enfermé pour la science. Les garçons jouent aussi un rôle important dans l’histoire.

  Le rythme est vraiment bon. Le début est un peu long à se mettre en place mais l’auteur doit contextualiser son histoire. Une fois que deux événements se passent dans chacune des histoires, les choses vont s’accélérer. On devient curieux de voir où le récit va nous mener. Curieux aussi de connaitre le lien entre Gemma et Lyra. J’ai tellement été enthousiaste lorsqu’elles se sont parlé pour la 1ère fois ! Et voir grâce aux points de vue ce que pensent l’une et l’autre, c’est top ! Le mystère, les secrets, les expériences, les recherches, la course poursuite… tout est fait pour ne pas lâcher le livre. Il devient alors un véritable page-turner !

  Les thèmes abordés sont intéressants. Lauren Oliver parle donc des clones mais aussi de l’humanité de manière générale. On y trouve également le sujet des expériences scientifiques, déclinables sur les animaux ou les humains. Et surtout le cas de conscience que cela devrait avoir pour ceux qui les mettent en œuvre. Le roman évoque aussi l’amour, l’amitié, l’acceptation de soi et une quête d’identité. On est presque à la limite du roman policier tellement les personnages enquêtent sur les affaires de l’institut. Le seul regret c’est de ne pas avoir ressenti grand-chose. J’ai été surpris par certaines révélations. Quelques fois Lyra m’a beaucoup touché par sa découverte du monde. Mais pas au-delà de tout ça.

  Le problème vient peut-être de la traduction ou de la plume de l’auteur. C’est un style assez simple même si les pages se tournent très vite. C’est un roman adolescent, YA qui fait son job. La fin laisse encore pas mal de questions en suspend. J’ai donc hâte de lire la suite, même si ce n’est pas pour tout de suite. C’est un livre que je vous recommande fortement. Malgré quelques petits défauts, c’est un roman intéressant et original avec ses deux histoires en une. Les personnages sont intrigants au possible et l’histoire vous surprendra par des révélations inattendues ! Et vous, êtes-vous sûr de ne pas être un Replica ?

Ma note : 7,5/10.

Merci à Myriam et aux éditions Hachette pour ce partenariat !

La chronique de Simi pour cette lecture commune : ICI.


vendredi 12 mai 2017

Chronique : Celui d'après de Jessica Cymerman


Celui d’après de Jessica Cymerman.
(Genre : Contemporain).

Editions : Charleston
Prix : 17€
Date de parution originale : 9 mai 2017

  Résumé : Jean et Anna, c'est le couple que tout le monde envie. Jeunes, beaux, follement amoureux, tout leur réussit. Le mariage est prévu, la route est tracée. Mais Jean meurt dans un accident. La vie de la jeune femme s'effondre. Les mois passent, le deuil se fait, petit à petit. Alors Anna décide qu'il faut qu'elle aille de l'avant. Et elle veut trouver l'homme parfait. Mais l'homme parfait, c'était Jean, et Jean, elle l'a perdu. Alors elle se met en tête de trouver son parfait sosie. Et quand elle rencontre Frédéric, sa vie va changer…


  J’avais très envie de lire ce roman. Notamment grâce à sa sublime couverture et aussi grâce au résumé qui m’avait beaucoup tenté. Jessica Cymerman est inconnue pour moi-même lorsqu’elle revêt la casquette de blogueuse du site Serial Mother. J’étais donc curieux de la découvrir en tant qu’auteur. Celui d’après aurait pu être un bon roman mais j’aurais traité certaines choses d’une autre manière. Au final, je suis ressorti un peu déçu de ma lecture.

  Dès le départ j’ai été troublé. La 1ère partie s’appelle « Jean », du coup je m’attendais à avoir le point de vue de ce dernier. En fait pas du tout, on a le point de vue d’Anna durant tout le roman. Outre ce petit détail, j’ai de suite était plongé dans l’histoire. Avec une très grande facilité, l’auteur m’a alpagué dans son récit et je me suis laissé aller avec plaisir. J’avais donc hâte de découvrir la suite.

  Anna est un personnage que j’ai adoré au début et à la fin, mais pas au milieu. C’est une femme naturelle et un peu naïve qui a les réflexions de madame tout le monde. C’est pour ça que je l’ai autant apprécié. De la voir évoluer de sa rencontre avec Jean jusqu’au décès de son amour, c’était très intéressant. Anna et Jean ont des manies, des habitudes, des rituels et qu’ils s’entendent aussi bien fait plaisir à voir. Pourtant, la manière d’Anna de traiter son deuil ne m’a pas paru naturelle. Et surtout, elle était dans l’excès tout le temps. Elle m’a tapé sur le système pendant ma lecture. Jean est un personnage qu’on adore quand on le rencontre. Et je n’en dirai pas plus sur lui. Quant à Frédéric, il aurait mérité d’être un peu plus approfondi. L’histoire avec ses sœurs et sa mère était une bonne piste.

  Le rythme est bon. Le roman est court, il est divisé en partie et les chapitres ne sont pas longs. Il se passe beaucoup de choses dans ce petit livre. On suit Anna et ses choix de vie, on accepte ou pas ce qu’elle fait. Il y a toujours des situations un peu cocasses, rocambolesques ou totalement loufoques. Tous ces éléments dynamisent le récit et ce n’est pas plus mal. Ce qui m’a gêné c’est la structure de l’histoire. L’auteur prend le parti de raconter son histoire de manière linéaire. C'est-à-dire de la rencontre d’Anna avec Jean, jusqu’à son accident, puis la vie d’Anna sans Jean. Personnellement j’aurais débuté mon histoire directement sans Jean et petit à petit, j’aurais inséré des souvenirs de Jean lorsqu’Anna se trouve dans une situation qui lui rappelle un souvenir. Ça aurait amené plus de cachet au récit et il aurait été plus émouvant.

  J’ai adoré la manière qu’a l’auteur de traiter l’amour avec un grand A. Le couple Jean-Anna est beau et on l’envie ! J’ai parfois souri bêtement devant telle ou telle situation lorsqu’ils étaient ensemble. Le thème du deuil n’est pas assez bien abordé pour moi. L’auteur a fait des choix qui ne me conviennent pas personnellement. Je n’ai pas trouvé ça crédible et c’est dommage. Certes j’ai eu de la peine pour Anna et son couple. Mais sa reconstruction est trop tirée par les cheveux. Il en est de même pour l’histoire avec Frédéric qui arrive comme un cheveu sur la soupe. Je suis déçu de ses aspects-ci.

  Enfin la plume de Jessica Cymerman est simple mais fluide. C’est un très bel atout pour un premier roman et il ne faut pas le négliger. La fin est pour moi trop précipitée et je ne l’ai pas trouvée crédible, encore une fois. Dommage que Celui d’après ait autant de défauts. L’auteur avait les idées, mais pour moi, elle n’a pas su les valoriser correctement. Je pense qu’il faut se faire son propre avis sur ce livre. Soit ça passe, soit ça casse.

Ma note : 5,5/10.

mardi 9 mai 2017

Chronique : À fleur de peau de Saverio Tomasella


À fleur de peau de Saverio Tomasella.
(Genre : Contemporain, Pratique).

Editions : Leduc.s
Prix : 15€
Date de parution originale : 15 mai 2017

  Résumé : Flora a tout pour elle : un fils drôle et adorable, un mari brillant, des amis sincères, un jardin qu’elle aime et un beau cerisier. Pourtant, elle a l’impression que son extrême sensibilité la rend difficile à comprendre, perturbe sa confiance et la pousse parfois à se replier sur elle-même. Un soir, elle rencontre Marc, professeur de yoga… Comment l’aidera-t-il à surmonter son hypersensibilité ?


  Ce livre m’a de suite tenté par le sujet abordé et par son côté pratique mis en avant. En effet, les éditions Leduc.s sont connues pour leurs ouvrages pratiques. Et l’idée de faire un roman tout en initiant un apprentissage pour le lecteur, c’est une bonne idée. De plus l’auteur est docteur en psychologie, il sait donc de quoi il parle. Je trouve la couverture canon et le titre très bien trouvé. Il n’en fallait pas plus pour me laisser tenter. Et j’ai passé un très bon moment !

  On commence directement par être confronté aux problèmes de Flora. Et c’est super de se mettre directement dans le contexte de l’histoire. Flora est une jeune femme hypersensible qui avec le moindre grain de sable se renferme sur elle-même. Pourtant grâce à sa rencontre avec Marc, elle va faire un travail sur sa psychologie et son stress presque permanent. J’ai de suite eu envie de voir cette évolution.

  Flora, notre protagoniste, m’a touché dès le départ. J’ai pris un plaisir à la suivre et à voir son évolution. Elle va être confrontée à plein de choses dans sa vie et Marc va lui faire ouvrir les yeux sur beaucoup de choses. Sur son couple, son fils, son travail, ses amis et sur ses habitudes. On voit les étapes franchies, on est derrière Flora et on la soutient avec plaisir. Elle se fait plus forte et plus déterminée, et c’est super à voir. Marc est un personnage hyper important aussi. C’est le pilier de Flora et son moteur. Les astuces qu’il lui donne sont excellentes et on est content de les avoir aussi, finalement, pour nous. Théo, le fils de Flora, est aussi très touchant et très mature pour son âge. Il y a d’autres personnages qu’on aime, d’autres qu’on déteste, mais c’est ça qui est bien ! Par contre certains personnages auraient mérité d’être plus approfondis.

  Le rythme est intéressant puisque le roman se découpe en saisons. Cela permet de voir l’évolution de Flora dans son esprit et son corps, elle qui est très sensible au changement des périodes. Le livre alterne entre moments de dialogues et moments narratifs. J’ai apprécié le bon dosage entre les deux, cela permet de dynamiser l’histoire. Les chapitres et le roman sont aussi courts et du coup, l’histoire se lit très vite.

  Ce que j’ai apprécié, c’est le côté initiatique du livre. Le fait qu’on se retrouve dans les réflexions de Flora, qu’on s’identifie à elle facilement. On prend les conseils de Marc pour soi (en fait de Saverio Tomasella) et cela nous permet aussi d’avancer de notre côté. Il y a des fois où je me suis retrouvé en Flora. Cette histoire m’a permis de réfléchir sur ma sensibilité et à l’accepter. Parce qu’être un garçon et être sensible, en fait, ce n’est pas grave. Au contraire, c’est une force. Le guide pratique à la fin du roman est aussi un bon moyen d’entamer un processus pour accepter son hypersensibilité.

  La plume de l'auteur est simple mais fluide. On peut ressentir des choses et c’est intéressant. La fin est appréciable même si elle est un peu précipitée. De même que la relation qu’entame Flora avec Pascal. Mais je cherche la petite bête. C’est en tout cas un roman que je vous recommande, vous passerez un très bon moment !

Ma note : 7,5/10.

dimanche 7 mai 2017

Chronique : Fragiles de Sarah Morant


Fragiles de Sarah Morant.
(Genre : Romance jeunesse).

Éditions : Hachette
Prix : 17.90€ (Partenariat)
Date de parution originale : 5 avril 2017

  Résumé : Gabriel a toujours été le bad boy du lycée : celui qui frappe avant de parler, qui fait craquer toutes les filles mais ne s’attache jamais. Brittany incarne la peste par excellence, à la répartie vicieuse, et au joli minois qui ne laisse aucun garçon indifférent. Pourtant, derrière leurs apparences montées de toutes pièces, tous deux cachent de profondes blessures qui les éloignent des autres. Dans cette course pour cacher leurs cicatrices, Gabriel et Brittany se cherchent mutuellement… Se trouveront-ils ?


  Après avoir beaucoup aimé le premier roman de cette jeune auteur, j’avais très envie de découvrir une nouvelle histoire. Et puis il faut dire que quand le résumé parle de bad boy, j’en suis d’autant plus tentée. Je remercie les éditions Hachette de m’avoir permis de faire cette belle lecture. Je me suis laissée emporter par l’histoire malgré ses petits défauts.

  Avec Fragiles, nous allons suivre plusieurs jeunes personnages écorchés par la vie. Il y a d’abord Gabriel, 18 ans, qui a hâte de finir le lycée pour partir faire le tour des États-Unis. Il est celui qui cache le plus sombre secret mais c’est aussi celui auquel on s’attache le plus. Il a la réputation d’être un séducteur qui profite de ses conquêtes avant de s’en débarrasser sans le moindre scrupule. Mais il est aussi très bagarreur et colérique. Au moindre mot de travers, il peut exploser. Nous rencontrons également Brittany et Vanessa. Les deux meilleures amies, reines du lycée. Des petites pestes inabordables qui semblent autant superficielles l’une que l’autre de prime abord.

  Au départ, nous suivons en alternance Gabriel et Brittany. Nous apprenons à les connaitre au fil de leur point de vue et à travers un défi qu’ils se lancent. Petit à petit nous découvrons ce qui les torture et progressivement ils livrent leur secret. Mais Gabriel, s’est forgé très jeune une carapace et parvient à ne pas trop se dévoiler. J’ai beaucoup aimé les chapitres de Gabriel. Ils sont souvent accompagnés de bribes de ses souvenirs d’enfance. Alors qu’il n’est âgé que de 6 à 8 ans, nous comprenons que quelque chose de grave est arrivé.

  Au fil de l’histoire, l’auteur donne voix à d’autres personnages. Le lecteur découvre ainsi les pensées de Vanessa, de Jake le petit frère de Gabriel, mais aussi de Patrick leur père adoptif. Avec ces interventions, Sarah Morant réussit à mêler plusieurs intrigues. Elles captivent le lecteur qui veut connaitre le dénouement de chacune. Et puis vient la voix d’Evangeline qui accentue notre curiosité. Le début peut paraître un peu lent mais dans cette histoire, chaque détail a son importance. Je me suis laissée prendre aux jeux de Gabriel et Brittany. Je n’avais aucun parti pris, tous les deux devaient gagner. Et malgré toute mon attention, j’ai été surprise par la révélation finale.

  J’ai vraiment beaucoup aimé Fragiles. Encore une fois l’auteur ne passe pas loin du coup de cœur avec moi. J’ai malheureusement été gênée par des petits défauts. Des répétitions, trop d’incises dans les dialogues alourdissent un peu le texte. Mais franchement, l’histoire est tellement prenante que tous ces petits défauts sont vite oubliés. Les personnages sont biens travaillés et le lecteur peut s’attacher à chacun d’entre eux. J’ai eu plusieurs fois l’estomac noué et les larmes aux yeux tant je vivais l’histoire avec eux.

  Avec Fragiles, Sarah Morant confirme son don pour écrire des romances profondes et riches en émotions. Elle n’a que 17 ans et je suis persuadée qu’avec le temps, sa plume s’affirmera. Cette jeune fille est à surveiller de près et je lirai avec grand plaisir ses prochains romans !!

Ma note : 8/10

Merci à Myriam et aux éditions Hachette pour ce partenariat !

jeudi 4 mai 2017

Chronique : À la place du cœur - Saison 2 d'Arnaud Cathrine


À la place du cœur – Saison 2 d’Arnaud Cathrine.
(Genre : Contemporain, YA).

Editions : Robert Laffont
Prix : 16,50€ (Partenariat)
Date de parution originale : 23 mars 2017

  Résumé :
La fin de l’année 2015 arrive à grand pas.
Je me suis souvent demandé ces derniers mois :
J’ai quoi à la place du cœur ? À la place du cœur, j’ai toi.


  La 1ère saison de À la place du cœur a été un énorme coup de cœur. J’avais tout adoré dans ce roman et j’avais ressenti énormément de choses. Il était évident pour moi de lire la suite lors de sa sortie. J’avais envie de voir comment Caumes allait évoluer. La couverture est toujours aussi belle même si personnellement, je n’aurais pas utilisé ces couleurs. Mais le travail réalisé est top ! Le résumé en dit peu mais ce n’est pas plus mal. Même si cette 2ème saison est bonne, je la trouve un petit peu en dessous de la saison 1. J’ai quand même passé un excellent moment de lecture !

  Au début, on fait la rencontre de Niels. L’auteur nous fait son descriptif et nous le présente comme très proche de son cousin : Caumes. Pourtant, ils ont eu beau être cul et chemise les années précédentes, deux événements ont marqué la vie de Caumes à jamais. J’ai de suite été curieux de voir si Niels allait pouvoir faire changer son cousin. Le ramener à la vie en quelque sorte, tout en sachant qu’il a un gros poids sur les épaules. Un début prometteur pour la suite.

  Niels est un personnage intéressant dans le roman. Lui qui a vécu loin des attentats et du traumatisme de Caumes, il ne comprend pas pourquoi son cousin a autant changé. Surtout qu’ils se voient seulement l’été en famille (ils ont des rituels). Du coup, il va y avoir tout un travail psychologique effectué par Niels. Une remise en question, un poids (comme dit précédemment) sur ses épaules mis par les parents de Caumes. Son introspection permet de le faire évoluer et c’est ce que le lecteur apprécie. L’autre personnage principal c’est Esther, la chérie de Caumes. Je n’en dirai pas plus sur elle et sur sa relation avec son 1er amour. Et ce sera pareil pour le dernier protagoniste : Caumes. Je ne voudrais pas spoiler pour les personnes n’ayant pas lu le tome 1. Ce sont en tout cas deux personnages touchants dans leur manière de penser, de faire et de voir les choses.

  Le rythme est juste top… et en même temps ça fait peur. Je m’explique : quand vous plongez votre nez dans le bouquin, vous ne pouvez pas en sortir. J’ai lu le roman en quelques heures seulement. Les chapitres sont courts, l’auteur divise en plus son livre en trois parties (pour les 3 protagonistes). Il y a du texte en format SMS, parfois en dialogue comme dans une pièce de théâtre. Cela amène de l’originalité dans la narration et en plus ça permet au lecteur de lire 2 fois plus vite. Arnaud Cathrine et son talent !

  Il y a une chose qui m’a gêné, j’aurais aimé avoir Caumes en personnage principal tout du long. Pas que Niels ou Esther ne soient pas intéressants à suivre, loin de là. Mais en connaissant la fin du tome 1… les pensées de Caumes étaient pour moi indispensables. De plus, je n’ai pas ressenti autant de choses pour Niels et Esther. Je ne suis pas non plus un sans cœur : j’ai été troublé, perplexe, je me suis senti délaissé ou encore en mal d’affection. Mais ce que j’ai vécu lors de ma lecture avec Caumes, c’était X10. Sinon l’auteur aborde des sujets très importants dans cette 2ème saison. Je ne vais pas en dire plus parce qu’ils sont dans la continuité du tome 1. C’est toujours fait avec tact, délicatesse, et intelligence. Et c’est ce que j’adore chez cet auteur.

  Enfin, Arnaud Cathrine a toujours un don pour les mots. Je n’ai pas pensé à relever des citations, mais il doit y en avoir un paquet. Il possède un style percutant. Le lecteur se laisse embarquer, berner (parce qu’il y a un twist qui m’a surpris) par ce qu’écrit l’auteur. La fin est juste horrible, j’en ai eu les frissons. Revivre ces scènes à travers d’autres yeux, c’était enclencher de nouveau le mode automatique pour essayer d’avancer. J’ai vraiment hâte de lire la saison 3 mais avant toute chose, vous devez absolument commencer ces bouquins. C’est plein de réalisme avec des personnages attachants et intéressants. En sortant de sa lecture, on se dit qu’il faut tout de même avoir foi en l’humanité.

Ma note : 8,5/10.

Merci à Margaux et à la Collection R pour ce partenariat !

mercredi 3 mai 2017

Chronique : Sauveur & fils - Saison 3 de Marie-Aude Murail


Sauveur & fils – Saison 3 de Marie-Aude Murail.
(Genre : Jeunesse, Contemporain).

Editions : L’école des loisirs
Prix : 17€ (Partenariat)
Date de parution originale : 1er mars 2017

  Résumé : Au numéro 12 de la rue des Murlins, à Orléans, vit Sauveur Saint-Yves, un psychologue antillais de 40 ans, 1,90 mètre pour 80 kilos. Dans son cabinet de thérapeute, Sauveur reçoit des cas étranges comme ce monsieur Kermartin, qui pense que ses voisins du dessus ont installé une caméra de vidéosurveillance dans le plafond de sa chambre à coucher, ou comme Gervaise Germain, qui s’interdit de prononcer le son « mal » par crainte qu’il ne lui arrive un MALheur. Mais Sauveur reçoit surtout la souffrance ordinaire des enfants et des adolescents : Maïlys, 4 ans, qui se tape la tête contre les murs pour attirer l’attention de ses parents ; Ella, 13 ans, cyberharcelée par ses camarades de classe ; Gabin, 17 ans, qui ne va plus au lycée depuis qu’il passe ses nuits dans World of Warcraft ; Margaux, 15 ans, qui en est à sa deuxième tentative de suicide, ou sa sœur Blandine, 12 ans, que son père aimerait mettre sous Ritaline pour la « calmer »… Sauveur peut-il les sauver ? Il n’a que le pouvoir de la parole. Il n’est pas toujours à la fête. Mais il croit en l’être humain.


  C’est avec un immense plaisir que je vous présente la 3ème saison de « Sauveur & fils ». Ayant adoré les 2 premières, je ne pouvais pas passer à côté de cette suite. C’est toujours un plaisir de retrouver les personnages et cet univers frais que l’auteur a su construire. La couverture est à mon sens la plus réussie des 3. Elle a en tout cas le mérite d’attirer l’œil et ce n’est pas plus mal. Pour les tomes 3, je ne lis pas les résumés. J’avais juste hâte de me replonger dans ce récit. C’est ce que j’ai fait et j’ai passé un très bon moment de lecture !

  Le début commence avec le point de vue de la famille Kuypens dont Ella fait partie. Une manière originale d’aborder le récit puisque dans les tomes précédents, seul le point de vue de Sauveur était abordé. Ce n’est pas plus mal après tout. Cela permet de voir un peu l’autre côté de la barrière : la vie de famille des patients et comment leurs proches considèrent la thérapie. Très vite, Sauveur revient sur le devant de la scène pour notre plus grand plaisir. Et je me suis laissé embarquer dans le récit avec bonheur.

  Je ne dirai pas grand-chose sur les personnages et où ils en sont. Je ne voudrais pas spoiler ceux n’ayant pas lu le 1er tome. Mais retrouver tout ces gens m’a fait le plus grand bien. Sauveur et son fils Lazare, Louise et ses enfants, les patients de Sauveur et d’autres qui s’ajoutent au fur et à mesure. J’ai adoré retrouver le Sauveur psychologue et le Sauveur homme dans sa vie personnelle. Et surtout voir l’impact que peut avoir son métier dans sa vie privée. Il y a des gestes, des réflexes qui interviennent et sa remise en question est top. Ella, Alice, Louise, Gabin et Samuel m’ont beaucoup touché dans ce tome. De part leur vécu et par leur introspection. C’est quelque chose que j’apprécie chez des personnages. En tout cas ce beau monde m’enchante toujours autant.

  Le rythme est aussi super. Chaque semaine correspond à chaque chapitre et on voit ainsi le déroulé côté pro et côté vie privée de Sauveur. L’auteur n’hésite pas à se mettre d’un autre point de vue pour amener du dynamisme et de la curiosité chez son lectorat. Et puis avec toutes ces histoires, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Chacun a ses soucis, chacun veut les régler (avec ou sans Sauveur). On ne peut pas s’empêcher d’espérer que tout ira bien pour tout le monde. Pourtant, les utopies n’existent pas chez Marie-Aude Murail et c’est bien mieux comme ça.

  Ce qu’a créé l’auteur, c’est crédible et très ancré dans la réalité. Les gosses font des blagues douteuses, les adultes se cherchent (relation amoureuse ou familiale), les patients ont leurs soucis. On aborde divers thèmes comme le cyberharcèlement et ses conséquences, le suicide, la famille recomposée, le divorce, les liens peu importe d’où ils viennent. Tous sont bien abordés mais j’ai un doute sur le renouvellement de l’ensemble. Après trois tomes, j’ai peur que l’auteur ne puisse plus me surprendre. J’ai déjà l’impression qu’on prend les mêmes pour recommencer. Il faudrait, si 4ème tome il y a, que Marie-Aude Murail prenne le contrepied de ce qu’elle écrit. Que Sauveur parte en vacances avec Louise, en famille. Ce serait une belle façon d’approfondir leur relation.

  Sinon, la plume de l’auteur est toujours autant sympathique. J’ai ri comme un benêt à certains passages, tout comme j’ai été touché par d’autres. C’est la grande force de cette auteur… toucher en plein cœur et croire en l’humanité. J’admire le fait que Sauveur veuille tirer le meilleur en chacun de nous. Cette fin est particulièrement touchante. Bref, si vous n’avez pas encore commencé, foncez ! C’est une série qui en vaut largement le coup. J’espère que s’il y a un prochain tome, l’auteur va me surprendre. Je lui fais confiance.

Ma note : 8/10.

Merci à Coline et aux éditions l’école des loisirs pour ce partenariat !

mardi 2 mai 2017

Chronique : La Cave de Natasha Preston


La Cave de Natasha Preston.
(Genre : Thriller).

Editions : Hachette
Prix : 18€ (Partenariat)
Date de parution française : 19 avril 2017
Année de parution originale : 2014
Titre version originale : The Cellar.

  Résumé : Imaginez une maison comme n’importe quelle autre. Dedans, une pièce. Dans cette pièce, une armoire. Derrière cette armoire, une porte. Au-delà, des escaliers. Et en bas, une cave. Une cave où sont séquestrées quatre filles. Avant, Lilas s’appelait Summer. Elle avait des parents, un frère insupportable, des copines, un petit ami. Elle fera tout pour les retrouver. Car contrairement aux autres filles, elle n’est pas prête à accepter son sort jusqu’à faner et dépérir…


  J’ai effectué cette lecture avec ma chroniqueuse Emilie, ainsi qu’avec Simi. C’était vraiment une super expérience de lire ce bouquin à trois et de se donner notre avis. C’est aussi hyper boostant et motivant pour ne pas être à la traîne. Je n’ai pas lu de thriller depuis longtemps. Dans celui-ci, tout m’attirait. La couverture ultra simple mais super efficace. On sent directement l’ambiance sombre qui se dégage. Et puis le résumé prometteur ! Au final, même si certaines choses ne sont pas abouties, j’ai passé un bon moment de lecture.

  On rentre directement dans le vif du sujet. On fait la rencontre de Summer, de sa famille et de son petit copain. Elle est prête à se rendre à une fête et y va à pied. Elle arrive à la soirée, part à la recherche d’une amie et se fait enlever par son ravisseur. Tout ça en 16 pages, chapeau ! La contextualisation se fait vite mais ça permet au lecteur d’être curieux. J’ai de suite eu envie de savoir comment allaient se dérouler les recherches. Comment Summer allait survivre dans cette cave. Pour moi, le début était top !

  Summer est une jeune fille attachante. On compatit lorsqu’elle se fait enlever, on est derrière elle lorsque rien ne va. J’ai adoré sa manière de se battre et de toujours y croire. C’est une fille très forte psychologiquement et sa volonté est impressionnante. J’ai ressenti beaucoup de choses à ses côtés. Du dégoût, de la peur, du stress, de la tristesse et parfois un peu de bonheur. Lewis, son petit ami, est un personnage à part entière. Il est déterminé à la sauver et je l’ai admiré pour ça. Sa force réside dans son amour et c’est tellement beau. Là où d’autres auraient abandonné (et j’aurais été le 1er à le faire), lui ne cesse de se relever et d’y croire encore. Enfin, Trèfle, le ravisseur de Summer et des 3 autres jeunes filles (Rose, Iris et Violette). C’est un homme maniaque, détraqué, dérangé, avec un passé qui l’a détruit. C’est un personnage approfondi par l’auteur. Et je regrette qu’il soit le seul à l’être vraiment. On connait quelques bribes du passé des autres, mais sans plus. Tous ces personnages donnent au récit sa force et son originalité.

  Le rythme est excellent. L’auteur mêle trois points de vue dans le roman. Ils apportent une bonne dynamique et une fluidité qu’on ne soupçonne pas. En effet, c’est un roman dense et étouffant. Pourtant la taille assez courte des chapitres permet de balayer les scènes dures pour en quelque sorte s’en échapper. De plus, lorsqu’on est du point de vue de Trèfle, l’auteur fait des retours dans le passé pour que le lecteur comprenne ses agissements. Elle revient sur les enlèvements et sur comment tout a commencé.

  Alors oui, ce roman est un thriller psychologique. Summer, bien que forte intérieurement, va se faire piéger malgré elle. C’est l’usure, la répétition, les rituels qui épuisent. Bravo à l’auteur pour cette surprise. La vie dans la cave est loin d’être bonne à la vue des atrocités qui s’y passent. Pourtant, j’aurais aimé que l’auteur aille plus loin. Que les raisons de Trèfle soient encore plus poussées. Que ses choix soient davantage justifiés. Il m’a manqué quelque chose pour que je fasse un wouah lors de ma lecture. Un détail qui aurait fait toute la différence.

  La plume de Natasha Preston est vraiment intéressante. D’un point de vue visuel elle permet de voir ce que visualisent les personnages. Summer voit la cave, Trèfle et les autres filles. Mais on ressent aussi son dégoût, son impuissance malgré sa volonté de sortir. Du côté de Lewis et Trèfle, on distingue aussi tout, d’une clarté incroyable. C’est un roman très visuel qui vous immergera lors de votre lecture. La fin est intéressante et m’a surpris sur un point. Ce point m’a fait repenser à l’ensemble du roman et je trouve ça bien joué de la part de l’auteur. En tout cas, je ne peux que vous recommander ce livre ! Une lecture addictive, originale et psychologique qui vous embarquera à coup sûr !

Ma note : 8/10.


  Lorsque j’ai vu ce livre dans la programmation Hachette, sa couverture m’a directement attiré. Je la trouvais très belle mais aussi sombre et inquiétante… Le résumé m’a convaincu que ce roman était fait pour moi !! Je remercie Net Galley et les éditions Hachette qui m’ont permis de le découvrir ! Avec le sujet abordé, ce livre se prêtait parfaitement à une lecture commune. C’est donc accompagné de Mathieu et Sandrine que je me suis plongée dans cet univers. Et nous avons aimé tous les trois !

  Attention ! Âmes sensibles, s’abstenir ! La cave n’est pas seulement la pièce où Trèfle garde précieusement ses « fleurs ». C’est également une sombre histoire d’enlèvements, de séquestrations, de viols et de meurtres. Summer vit dans une petite ville tranquille où rien ne se passe jamais… jusqu’au soir où son chemin croise celui de Trèfle. Sans comprendre ce qui lui arrive, elle se retrouve jetée au fond d’une cave aménagée en petit nid douillet. Trèfle la choisit, elle est sa Lilas ! Désormais elle fait partie de sa famille et il prendra soin d’elle. Comme il le fait déjà avec Rose, Violette et Iris.

  J’ai énormément aimé la montée progressive du suspense et de la tension dans lesquels nous plongeons avec Summer. Nous sommes totalement immergés dans les évènements. Petit à petit nous la voyons sombrer. L’atout principal de ce roman est la triple narration. Ses différents points de vue permettent d’aborder l’histoire dans sa globalité. Chaque narrateur entraine son lot d’émotions. Avec Summer, nous connaissons la peur, le courage, la lutte. Avec Lewis, son petit-ami, la persévérance, l’amour, l’espoir. Et avec Trèfle vient la colère, la rage, la folie. Habités par tous ses sentiments nous dévorons le roman, chapitre après chapitre, pour connaitre le sort réservé à Summer.

  J’ai été un peu déçue de la fin. Elle arrive trop vite et le coté psychologique à peine abordé. Vu les épreuves traversées par Summer, j’aurais préféré avoir plus de réponses. Là j’ai eu l’impression que certaines choses arrivaient comme un cheveu sur la soupe…

  Même si l’auteur nous épargne certains détails, ce livre n’est pas à mettre entre toutes les mains. Il est conseillé à partir de 16 ans par Lecture Academy et c’est justifié. La plume de Natasha Preston est agréable. Elle réussit à doser le suspense et capte l’intérêt du lecteur. Malgré les petits défauts de la fin, ce fut pour moi une très bonne lecture.

Ma note : 8/10

Merci à Myriam et aux éditions Hachette pour ce partenariat !

La chronique de Simi pour cette Lecture Commune : ICI.